Test de Brave Story : A New Traveler sur Playstation Portable

Brave Story est un excellent anime des studios Gonzo. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour qu'une version RPG en découle. Mais celle-ci est-elle à la hauteur de la version animée ?

Fiche technique

Screenshot-titre du test de Brave Story : A New Traveler
Développeur Game Republic
Langue Anglais
Difficulté Facile
Genre RPG

« Par delà cette porte, tu peux changer ta destinée »

Tatsuya est un jeune garçon de 11 ans passionné de Baseball et de jeux-vidéos. Alors qu'il joue à la PSP, foutant des vents phénoménaux à Miki, son amie d'enfance, celle-ci s’évanouit. Les docteurs ne comprennent pas quel est le mal qui l'atteint, celle-ci étant en parfaite santé physique. Mais elle ne se réveille pas... 

L'espoir laisse très vite la place au désespoir et Tatsuya ne sait que faire pour aider son amie. C'est alors qu'une voix mystérieuse viendra illuminer son chemin lui donnant une chance de sauver son ami, chance que Tatsuya saisira immédiatement.
Le voilà alors transporté dans le royaume de Vision, un monde parallèle où seront testées sa force et sa dévotion. Bien qu’il s’agisse d’un monde réel, celui-ci est formaté par l’expérience et les souvenirs du « traveler » (voyageur) qu’incarne Tatsuya. Notre héros remarquera très vite que son voyage initiatique dépasse largement le simple sauvetage de son amie mais que l’équilibre des mondes de Vision et du sien en dépendent. Il devra franchir de nombreux obstacles afin d’atteindre la Déesse de la Destinée, seule présupposée à pouvoir réaliser son vœux.

Notre ami ne sera pas seul dans sa quête puisqu’il sera accompagné de personnages divers et variés, néanmoins typiques des RPG japonais traditionnels. Vous aurez avec vous la jeune et néanmoins extravertie Yuno, mi-femme mi-féline dont le rêve est de parcourir le monde. Également Sogreth, l’Homme Lézard bourrin père de famille monoparental qui fera tout pour son jeune fils de 4 ans. Ceux-ci seront accompagnés de la magnifique mais néanmoins tête brûlée Meladee, chef exécutive des Highlanders, sorte de milice au service des habitants de Vision. Ropple, la scientifique prétentieuse s’incrustera dans votre partie et découvrira une partie sentimentale de son être à travers les yeux de notre héros. Enfin, Leynart, le chevalier déchu au destin frappant, apposera sa puissante lance au service de notre équipe. 

Bien que très classiques et aux premiers abords triviaux, chaque personnage gagnera en importance et en profondeur au fil des heures. Loin de s’identifier aux personnages, le joueur pourra les trouver attachants.

Une extra attaque obtenue après avoir touché la faiblesse de l'ennemi. 
On se ballade sur la cacarte, on est content.

« Une grande destinée s'obtient, une petite se subît »

 

Ces mots adaptés d’une citation de Philippe Sollers pourraient illustrer le voyage de notre héros et les moyens mis en œuvre pour l’acheminement de celui-ci. Il aura une épée multimorphe à sa disposition dont la spécificité est qu’elle évolue lorsqu’on y ajoute des cristaux spéciaux, cristaux qui s’obtiennent après de douloureuses batailles et autres hauts faits. Ils sont primordiaux à la quête de Tatsuya, tout autant qu’ils lui confèrent de nouveaux pouvoirs (et ainsi des nouvelles attaques).

Brave Story est un RPG très classique. Tour par tour, les combats se déclenchent aléatoirement lors de vos déplacements. Trois personnages par combat maximum sont acceptés. Les classiques attaque, attaque spéciale (qui demande des points de bravoure), magie (qui demande des points de magie), objet et défense sont de la partie. Le seul truc un peu nouveau et qui rend addictif les combats est la possibilité de faire des attaques combo et aussi de jouer sur les faiblesses (principalement élémentales) des ennemis. A la fin des combats, vous gagnez de l’expérience qui vous permet de monter en niveau et d’apprendre de nouvelles techniques. Vous gagnez également de l’argent afin de s’acheter des objets sympa en magasins (armes, armures, objets de soin etc.). S’il fallait réellement résumer le système de jeu en un mot ce serait bel et bien « classique ». Le menu minimaliste est également très simple et épuré de toutes complications. Le seul « truc » en plus est la collection et bataille d’oiseaux, qui n’apporte pas grand chose à l’histoire et procure un côté Pokemon au jeu. 

 

Si on y regarde de près, oui, on voit sa culotte.
Faut pas trop les chercher, 'sont tendus les chevaliers en ce moment...

« Musique classique et envolées visuelles »

 

Il est amusant de voir que Brave Story a adopté les règles du classicisme des J-RPG jusque dans ses musiques et graphismes. Ainsi visuellement, vous avez l’impression de vous trouver nez à nez avec un rpg de la PSX, typique Final Fantasy. Les personnages sont modélisés en 3D ni top ni dégueu et se baladent en ville ou sur la carte qui sont à leur tour modélisées en 3D ni top ni dégueu. Les couleurs et les personnages sont en grande majorité assez « kawaii », c’est donc très lisse et coloré. La violence si elle est omniprésente, reste cachée par l’ambiance visuelle du jeu.

Le charadesign est décidément classique aussi. Rien ne viendra troubler votre rétine hormis peut-être les formes de Meladee. Néanmoins les effets en combat sont sympa et les onomatopées lors de ceux-ci soutiennent par contre admirablement bien leur rythme.

Musicalement le jeu ne se démarque pas des autres. A la fois épiques quand il faut l’être et poignantes à d’autres moments, les musiques illustrent très bien les passages clés du jeu ainsi que les combats plus ou moins importants. Elles sont en générales pas désagréables. Le doublage américain (doublage absent dans la version japonaise) ne casse pas des briques mais anime les combats également. Un seul thème assez tragique illuminera la BO du jeu même si aucun autre ne l’entachera réellement.

 

Attaque à plusieurs.
Y.M.C.A.

« Le tout est mieux que la somme de ses parties »

 

Il y a une sorte de paradigme qui existe en Biologie des communautés (animales ou végétales) qui établi qu’un système est plus que la somme de toutes les composantes de ce système. On doit prendre en compte les interactions entre ces composantes par exemple.

Brave Story me donne la même impression. En effet, les graphismes sont classiques, les musiques sont classiques, le système de jeu est classique, les personnages sont classiques etc. Tout est bien sans être extraordinaire mais le jeu m’a bien plu dans son ensemble.

Ma première appréciation était carrément négative puisque j’avais l’impression de toucher à un RPG trivial pour enfant. C’est typique des J-RPG de ces dernières années. Pourtant, l’histoire plaisante et un petit quelque-chose fait de Brave Story un bon jeu, très agréable à jouer et décontractant, très facile d’accès et à la fois pas ennuyeux pour un sous. Je dois admettre qu’avec un a priori négatif, j’ai réussi à accrocher au jeu et à y extraire un plaisir ludique. Brave Story ne révolutionne rien, mais il distrait, et c’est déjà pas mal !

 

Onomatopées : m'voyez.
Par contre là y'a rien qui dépasse, j'ai déjà regardé.

AU FINAL...

Qualité visuelle

Le jeu est joli sans être extraordinaire. Il reste plaisant à regarder et c'est déjà un bon point.

 14

Qualité sonore

Les musiques sont très classiques. Seul un thème a une identité vraiment propre. C'est comme il faut où il faut, sans plus.

 12

Background

Le monde de Vision est riche, mais c'est au joueur de faire le choix de le voir ou pas. Néanmoins l'aventure nous fera en découvrir de nombreuses parcelles très intéressantes.

 13

Interface - Jouabilité

Le jeu est tout ce qu'il y a de plus accessible et intuitif. Une fois la commande en main, le joueur peut avancer sans se prendre la tête une seule seconde. Minimaliste mais très plaisant.

 15

Durée de vie - Rejouabilité

Comptez 20h00 pour finir le jeu, même pas cinq de plus pour l'ensemble des quêtes annexes. Un mode New Game + est proposé et vous permet de jouer avec tous les personnages "de passage" du jeu, ce qui ralonge le soft uniquement de quelques heures (et encore).

 12

Gameplay - Intérêt

Faire un RPG comme on regarderait une série TV n'est pas chose commune. Seulement voilà, le jeu ne restera pas dans les mémoires. Fun et agréable mais pas plus.

 13

CONCLUSION

Brave Story : A New Traveler est un bon RPG dans l'ensemble. Il est plaisant à jouer et très facile d'accès. Très classique, c'est une sorte d'adaptation de tout ce qui se faisait en matière de RPG dans les années 90' servi par une histoire pas extraordinaire mais néanmoins attachante.

13 / 20

Commentaires

Dreamer,

13 me semble un peu méchant comme note quand même...sinon, pour les fans, je recommande chaleureusement la série de romans dont le jeu est tiré.

prout,

C'est comme je disais, le tout est plus que la somme de ses composantes. Mais vu que la note finale est calculée par moyenne pondérée sur les composantes...

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