Test de Darkspore sur PC

Ce test provient de http://maruk-and-slash.blogspot.com/

Darkspore est un petit chanceux. Non seulement il a été développé par Maxis, le prestigieux créateur de titres comme SimCity (l'un des plus célèbre jeu de gestion), The Sims (le simulateur familial qui se paye le luxe d'être le jeu le plus vendu au monde), puis Spore (un simulateur de vie original). Mais en plus, Darkspore est édité par Electronic Arts, l'une des plus grandes sociétés de jeux vidéos au monde... C'est en mixant l'atelier des créatures de Spore avec un gameplay de hack'n slash à la Diablo que ces deux pointures du jeu vidéo ont créé Darkspore. Alors, à quoi ressemble la bête ?

Fiche technique

Screenshot-titre du test de Darkspore
Développeur Maxis
Langue Français
Difficulté Moyenne
Genre A-RPG

Dissection

Le background.

Voici le descriptif officiel du jeu : "Pendant des années, les Crogéniteurs ont exploré la galaxie, transformant et façonnant la vie selon leur volonté. Mais dans leur arrogance, ils créèrent une menace incontrôlable : le Darkspore. La galaxie est en état de siège. Avec les pouvoirs de l’E-ADN, le Darkspore a transformé les peuples en hordes de mutants. Son seul but : dominer toutes formes de vie. Vous êtes un fugitif, caché depuis un millénaire. Votre mission : rétablir une force de héros grâce à la génétique. Et mener l’assaut contre le Darkspore. L’heure de la contre-attaque a sonné !"

Nous sommes en présence d'un thème futuriste, ce qui fait plaisir à voir. Il faut avouer que la sauce médiéval-fantastique est quasi omniprésente dans les jeux de type hack'n slash. Par contre, la science-fiction se fait plutôt rare et ne représente qu'à peine 13% des jeux édités si j'en crois les données de mon blog à l'heure de la rédaction de ce test... Hélas, le scénario de Darkspore est plutôt court, ce qui est dommage d'ailleurs, car la voix-off féminine - l'ordinateur de bord Helix qui nous guide lors des missions - est parfaitement doublée, avec un effet robotique très agréable.

Darkspore nous fera explorer un total de 6 planètes aux environnements plutôt jolis et originaux : Nexus Zelem (un archipel d'îles flottantes maintenues par la technologie des Crogéniteurs), Nocturna (une zone ténébreuse sans chaleur ni lumière), Verdanth (une biosphère avec des forêts surdimensionnées contenant de nombreux peuples indigènes et autres formes de vie), Cryos (un lieu où les volcans déversent leur lave sur des déserts gelés), Infinité (un monde antique où les usines sont greffées dans la nature elle-même), et Scaldron (autrefois la planète capitale des Crogéniteurs, et maintenant le monde principal des hordes du Corrupteur).

La page Navigation.
La page Transfection.

La distribution.

Darkspore est disponible en version boîte et en version digitale. Il est à noter que pour l'un ou l'autre, le jeu nécessite une connexion internet persistante. Même si nous pouvons considérer que c'est le cas pour de nombreux PC-istes de nos jours, comme le jeu exige également une connexion pour s'exécuter, ça peut poser problème lors de voyages sans wi-fi, ou si le réseau internet s'avère défaillant. Par ailleurs, il faudra créer un compte Electronic Arts, et enregistrer Darkspore grâce au numéro de série, avec toute la panoplie juridique à la clé, genre contrat de licence à accepter, avoir au moins 16 ans, etc. Pour la version digitale, le téléchargement des 4Go du jeu est rapide, il suffit d'environ 2h.

L'interface.

L'interface de Darkspore possède un design plutôt soigné et agréable à visualiser. Il y a 3 éléments fixes, et 3 pages principales avec de rapides animations pour passer de l'une à l'autre. Les éléments fixes restent visibles en permanence, quelle que soit la page de l'interface. Nous y retrouvons :

- En haut à gauche : notre profil, ainsi qu'un bouton pour inviter des amis et créer un groupe multijoueur.
- En haut à droite : le menu du jeu, permettant de switcher entre les pages Navigation, Transfection, et Arsenal. De plus, nous pouvons consulter l'ordinateur de bord Helix, les options du jeu, une carte de la galaxie, et notre inventaire.
- En bas à gauche : un salon de discussion paramétrable, qui permet de prendre contact avec d'autres joueurs par exemple.

En ce qui concerne les 3 pages principales de l'interface, Darkspore propose :

- La Navigation, pour choisir nos missions ou lancer des duels joueur contre joueur (1v1 ou 2v2)
- La Transfection, pour équiper et personnaliser nos avatars.
- L'Arsenal, pour modifier nos escouades et activer des créatures.

La page Arsenal.
Le choix des niveaux de difficulté et des missions.

Mutation

Le côté "Spore".

Le Crogéniteur que nous incarnons peut modifier ses créatures grâce à la page Transfection. Bien entendu, nous y trouvons les caractéristiques de nos armes vivantes, et nous avons même un comparatif d'objet à objet, avec des répercussions directes sur les statistiques. Mais ce n'est pas tout, car nous pouvons choisir l'emplacement des pièces d'équipement et des accessoires, puis les agrandir, les déformer, les colorer, etc. Et comme il est possible de zoomer et de faire pivoter nos bestioles, le résultat des manipulations peut être observé à partir de n'importe quel angle...

Les profils des créatures.

Les statistiques de nos bestioles sont définies par leur classe. Les Sentinelles (les tanks) auront pour caractéristique primaire la force. Pour les Tempêtes (soigneurs et magiciens) ce sera plutôt l'esprit. Et les Nuisibles (les DPS) opteront pour la dextérité. Les créatures sont réparties sous 5 types génétiques, avec pour chacun un style de pouvoir différent : Plasma (le feu et l'énergie), Quantique (la gravité et l'espace-temps), Bio (la nature), Cyber (la technologie), et Nécro (la peur et la mort).

De même, il n'est pas possible de choisir les capacités de nos créatures : elles sont "pré-programmées". Nous avons une centaine de bestioles à débloquer et à activer, pour une trentaine de versions différentes. Certaines portent le même nom, mais en version alpha, beta, etc. Chacune propose 5 aptitudes :

- Une attaque de base, qui change en fonction de l'arme équipée (clic gauche)
- Un pouvoir (raccourci clavier 1)
- Un pouvoir qui varie selon la version α, ß, γ, ou δ de la créature (raccourci clavier 2)
- Un pouvoir d'escouade, partagé tant que la créature est vivante, et accessible par n'importe laquelle des autres bébêtes de notre groupe (raccourcis clavier 3, 4, et 5)
- Un pouvoir passif et automatique.

Nous pouvons vraiment mettre les objets n'importe où, et donner un air ridicule à nos créatures.
Le profil de Magnos, mon tank préféré du moment.

Les escouades.

L'un des points forts de Darkspore, c'est son concept d'escouade. Nous pouvons en effet créer jusqu'à 3 groupes de 3 créatures. Il n'est possible de jouer qu'une seule créature à la fois, mais nous pouvons switcher de l'une à l'autre à tout moment, avec un petit cooldown pour éviter les abus. Les retombées en terme de gameplay sont fun et stratégiques. De base, il convient de s'adapter aux ennemis annoncés dans le donjon, et de changer pour l'une ou l'autre créature en fonction des difficultés rencontrées... Mais c'est surtout en multijoueur que ça devient intéressant.

Le butin.

Dans Darkspore, l'équipement c'est le nerf de la guerre. L'expérience ne sert en effet qu'à monter notre niveau en tant que Crogéniteur. Nos créatures restent toujours level zéro à la base. Leur niveau monte en fonction de la qualité du matériel que nous leur confions.

Comme dans tout hack'n slash qui se mérite, en tuant des ennemis ou en ouvrant des obélisques (l'équivalent des coffres de trésors), nous ramassons de l'ADN (la monnaie du jeu), et des équipements avec un code de couleur en fonction de leur puissance et de leur rareté :

- Les blancs (objets normaux), pratiques uniquement en début de partie.
- Les verts (objets spéciaux), avec quelques pouvoirs spéciaux.
- Les bleus (objets rares), encore plus puissants et souvent plus jolis.
- Les mauves (objets purs), les meilleurs équipements du jeu, qui sont souvent réservés à un personnage en particulier.

De plus, en tuant certains monstres, en détruisant des décors, ou en ouvrant des obélisques, nous trouvons des catalyseurs. Ces orbes colorés sont temporaires, c'est à dire que nos slots commencent vides à chaque nouveau stage. Ces catalyseurs nous offrent des bonus pour chaque membre de notre escouade, tels que de la résistance, de la force, ou de la vitesse d'attaque... Chaque couleur possède ses spécificités, et il y a 3 niveaux de qualité aux pouvoirs croissants : basique, rare, et épique. A noter qu'en combinant une ligne de 3 catalyseurs de la même couleur, nous pouvons profiter d'un bonus supplémentaire.

Je tank, il DPS et soigne, une bonne combinaison à 2 joueurs.
Un p'tit partage de catalyseurs en multijoueur, pour optimiser les bonus.

Les capsules.

Dans Darkspore, il n'y a pas de potion de vie ni de puissance (l'équivalent de la Mana dans Darkspore). Tout comme Blizzard pour Diablo III, les développeurs de Darkspore ont opté pour associer le système de recharge à celui des drops. Du coup, pour récupérer de la vie il faut ramasser les capsules vertes au sol, ou utiliser les pouvoirs de soin de certaines créatures. Pour récupérer de la puissance, il faut des capsules bleues. Et pour ressusciter un héros, il faut trouver une capsule de vie.

Les missions.

Chaque stage de Darkspore propose des missions aléatoires qui font office de sous-quêtes. Nous devons par exemple : éradiquer 100% des monstres, casser 100% des décors destructibles, trouver 7 cristaux, ouvrir 3 obélisques, finir le niveau en XX minutes, etc. Rater les objectifs de ces missions n'empêche pas de finir le niveau ni de progresser dans la campagne du jeu, mais chaque réussite nous fait bénéficier de médailles qui augmentent nos chances d'obtenir une belle récompense une fois le stage terminé. Nous pouvons même remettre à plus tard nos récompenses, ce qui augmente encore nos chances pour le prochain tirage. C'est quitte ou double, car si nous échouons dans la mission suivante, nous perdons tout. Comme pour les drops, il y a un code de couleur :

- Les jaunes (objets très spéciaux), qui sont déjà de bons équipements.
- Les oranges (objets très rares), avec d'encore meilleures statistiques.
- Les marrons (objets très purs), qui sont avec les mauves les meilleurs objets du jeu, à la différence que tous les personnages peuvent les équiper.

Le surrégime.

Le surrégime est une sorte de boost temporaire, dont le compteur d'activation monte avec nos kills. Il donne à nos héros des versions plus puissantes de nos pouvoirs d'escouade. Il s'active avec un bouton sur l'interface ou par la touche espace du clavier, et nous pouvons en étendre la durée en tuant des ennemis. L'utilisation de cette capacité est un élément-clé du gameplay de Darkspore, et il faut l'activer en conséquence, lors d'une attaque de horde, ou pour éliminer rapidement les nombreux sous-fifres d'un boss de fin de niveau par exemple.

Capsules et drops en tout genre sont monnaie courante contre les boss.
Cette fois j'ai un pourcentage de récompense un peu moisi...

Évolution

La difficulté.

Elle est savamment dosée. Si les premiers niveaux du jeu sont mous et faciles, nous aurons rapidement du fil à retordre lors de notre progression dans la campagne du jeu, surtout dans les niveaux de difficulté supérieurs, nommés "Invasion" et "Apocalypse". Si nous faisons l'erreur de prendre des créatures du même type génétique que les ennemis (ce qui leur permettra de nous faire deux fois plus de dégâts), ou si nous osons créer une escouade un peu bancale ou pas du tout complémentaire avec celle de nos alliés en mode coopératif, c'est la défaite assurée. Il n'est pas rare de perdre deux créatures contre les boss, et de gagner de justesse avec la dernière qu'il nous reste. Je me suis même vu farmer un peu le stage du boss de fin de niveau de difficulté normale, pour récolter quelques objets mauves avant de poursuivre au niveau de difficulté suivant.

Le multijoueur.

Le multijoueur de Darkspore est à la fois bon et insuffisant. Commençons par le sympathique mode coopératif, qui permet d'effectuer la campagne du jeu à plusieurs joueurs. Le concept des escouades y apporte une dimension stratégique indéniable. A trois joueurs, nous pouvons par exemple faire des combinaisons tank/DPS/soigneur, pour faire face à la plupart des situations. Ou opter pour une combinaison plus lente mais plus solide, avec 2 tanks et un soigneur... En fait, tout dans Darkspore incite à jouer en multijoueur : les options du jeu permettent d'afficher de nombreuses informations concernant nos alliés, plus nous sommes de joueurs et plus nous gagnons d'expérience, mais surtout : le mode solo est cruellement ennuyeux en comparaison.

Le mode PvP est plus mitigé... Nous pouvons provoquer des matchs en arène en 1v1 ou 2v2. Nous sommes alors balancés dans un ring et nous devrons en découdre avec nos adversaires jusqu'à la mort des 3 créatures de leur escouade. Comme en mode coopératif, c'est très stratégique, plutôt nerveux, et il y a des combinaisons plutôt intéressantes. Le hic, c'est que je n'ai jamais trouvé d'adversaires en utilisant l'option de matchmaking du jeu, qui est censé nous trouver automatiquement des adversaires. Soit c'est malchanceux, soit il n'y a pas assez de joueurs intéressés par ce côté de Darkspore. A moins que ça ne soit le - trop - rapide cooldown de 30 secondes du système de matchmaking qui empêche les adversaires de s'y croiser ? En tout cas, pour faire du PvP, il vaut mieux gérer la chose directement avec nos amis, ou d'essayer de trouver des joueurs disponibles grâce au menu de discussion du jeu. A noter que nous pouvons faire du PvP avec ou sans classement, en sachant que l'ordinateur de bord Helix fournit un classement des meilleurs joueurs.

Un arbre de vie pour se soigner, et des bruyères étouffantes pour freiner les ennemis.
Même les options du jeu incitent à jouer à plusieurs.

Éléments pathogènes

Le générateur aléatoire.

Dans Darkspore, tout ou presque est généré aléatoirement. Les monstres, les missions, les objets... Et l'architecture des niveaux. C'est une caractéristique classique des jeux de type hack'n slash. Hélas, c'est souvent l'un des défauts du genre, surtout lorsque le générateur ne diversifie pas suffisamment les stages. En l'occurrence, dans le jeu de Maxis et d'Electronic Arts nous retrouvons régulièrement des zones que nous avons l'impression d'avoir déjà vu. A force, nous savons même quelle direction prendre plutôt qu'une autre, pour éviter de faire des détours inutiles. De plus, la plupart des environnements sont plutôt linéaires, et même si ça promet une action constante dans le jeu, ça réduit à néant le côté exploration.

La page d'inventaire.

Nous l'avons vu plus haut, l'interface de Darkspore propose une page d'inventaire. Nous pouvons notamment y vendre nos objets obsolètes, et y acheter des améliorations pour notre Crogéniteur : des meilleures caractéristiques pour nos bestioles, des slots de catalyseurs ou d'inventaire supplémentaires, etc... Nous y trouvons aussi des armes pour nos créatures. Que des armes. Rien d'autre. Mais enfin, pourquoi ? Ça donne l'impression que les développeurs n'ont pas eu le temps de créer un magasin pour les autres types d'équipements... Un autre point noir de cet inventaire c'est que la fenêtre du menu est petite, et nous nous retrouvons rapidement avec une dizaine de pages à faire défiler pour visualiser les objets que nous portons, ou ceux qui sont en vente. C'est lourdingue.

Les échanges entre joueur.

Darkspore est mal pensé au niveau des échanges. Une fois sorti du niveau que nous venons de terminer, il nous sera ensuite impossible de refiler des objets à nos amis, et vice-versa. Si nous oublions d'explorer notre inventaire en cours de partie, de jeter un œil aux objets récemment ramassés, pour ensuite partager le matos avant de retourner au vaisseau, c'est fichu. Pire encore, il n'y a aucune interface de prévue pour les échanges. Il faudra procéder à l'ancienne, en déposant le matos au sol pour que l'intéressé le ramasse. Ce système archaïque est vraiment choquant pour un jeu récent, et ça devient vite le chantier lors des partages à 3 ou 4 joueurs.

Les décors sont jolis et variés, mais parfois nous avons l'impression d'explorer des zones identiques à d'autres.
Pourquoi ne pas avoir mis cette page d'inventaire en plein écran ?

AU FINAL...

Qualité visuelle

Les décors futuristes sont plutôt variés et possèdent un bon rendu. La qualité des mondes est inégale : certains sont vraiment travaillés et touffus, tandis que d'autres semblent un peu vides de contenu. Les animations des personnages tiennent la route, et il est plaisant de voir un coup critique faire exploser un monstre dans une gerbe de sang. Par contre - et c'est vraiment le point faible de quasiment tous les hack'n slash récents - les jolis effets des sorts nuisent parfois à la lisibilité des combats. A ce sujet, il faut savoir que c'est moins problématique que pour Torchlight par exemple...

 15

Qualité sonore

La bande audio fais penser aux morceaux de "Vangelis". Elle est du coup un peu molle, mais correspond bien à l'ambiance de Darkspore, en rappelant un peu le film culte "Blade Runner". Les bruitages sont généralement réussis, et je n'ai rencontré aucun son réellement gavant. Petite cerise sur le gâteau, et c'est suffisamment rare pour le souligner : le doublage de la voix-off féminine est de qualité. Mais en même temps c'est le seul doublage du jeu, alors s'il était raté ce serait le comble...

 12

Background

(la note ici présente est à ignorer, elle a juste été insérée pour arrondir le calcul de la note finale que je souhaite attribuer au jeu)

 18

Interface - Jouabilité

(la note ici présente est à ignorer, elle a juste été insérée pour arrondir le calcul de la note finale que je souhaite attribuer au jeu)

 18

Durée de vie - Rejouabilité

9/20 (solo), 15/20 (multijoueur coopératif) --> En solo, Darkspore est tout juste moyen. La narration et les quêtes qui pourraient motiver le joueur sont quasi inexistantes, et l'ennui s'installera vite. Par contre, en multijoueur le jeu prend une autre dimension, où la mise en place de stratégies et le désir de progresser prédominent. En ce qui concerne la campagne du jeu, il est possible de la rusher, du moins au niveau de difficulté normal. Mais dans les deux niveaux de difficulté supérieurs, le joueur devra vraiment prendre son temps pour peaufiner les profils de ses créatures, et bâtir des escouades efficaces, s'il veut s'en tirer sans mourir fréquemment. Comme la difficulté est bien dosée, il faudra un nombre conséquent d'heures de jeu pour vraiment venir à bout de Darkspore. Quand à lui, le côté PvP du jeu est insuffisant avec cette simple arène, ce qui est dommage car il y avait d'excellentes bases pour créer des modes supplémentaires et originaux.

 12

Gameplay - Intérêt

Darkspore possède de bonnes bases pour un hack'n slash : une prise en main immédiate, une vue isométrique appropriée, un générateur aléatoire, des monstres à gogo, une difficulté bien dosée, et une rejouabilité tout à fait correcte. Darkspore s'offre en outre plusieurs innovations vraiment rafraichissantes, comme l'atelier des créatures, les niveaux Crogéniteur/créatures, les escouades, etc. D'autres concepts du jeu sont hélas moins réussis, comme les missions qui font office de sous-quêtes et qui sont trop peu variées, l'inventaire mal pensé, la linéarité, et le système d'échange complètement zappé.

 14

CONCLUSION

Note globale : 15/20 --> Si vous êtes joueur solo, la note serait plutôt de 12/20. Mais si vous pouvez jouer à plusieurs, alors il faut considérer que Darkspore mérite une meilleure réputation. J'ai l'impression que plusieurs testeurs ont omis qu'un hack'n slash, ce n'est pas complètement la même chose qu'un action-RPG, et que le maigre scénario et le côté répétitif de Darkspore l'ont directement plombé, alors que ce sont des qualités secondaires pour ce type de jeu. Un hack'n slash, c'est avant tout le désir d'optimiser ses personnages. C'est la satisfaction de rencontrer une difficulté bien dosée qui oblige le joueur à mettre en place des stratégies. Et c'est le plaisir de massacrer du monstre encore et toujours, avec d'autres joueurs si possible. Et justement, à ce sujet Darkspore a visé juste. Messieurs de chez Maxis, si par chance vous lisez ceci... Faites-nous un Darkspore 2 ! Conservez les idées rafraichissantes et les concepts qui font de Darkspore un hack'n slash original (les escouades, l'atelier des créatures, le surrégime, le système de récompense, etc). Créez des missions ou des sous-quêtes plus variées et intéressantes. Améliorez le PvP en rajoutant d'autres modes que votre simple arène... Et prenez une place bien méritée sur le podium des meilleurs hack'n slash, à côté de l'indétrônable Diablo et des reconnus Titan Quest et Torchlight.

15 / 20

Commentaires

Nigel,

Voilà donc enfin un test complet sur Darkspore, on peut te remercier pour ça Maruk !

Je n'ai pas du tout mis les pieds dans l'aspect multijoueur du jeu donc je peux pas trop juger sur ce point. Mais c'est vrai que l'inexistence d'un menu d'échanges est étonnante... Qu'en est-il du butin ? Est-il personnel ou bien tombe-t-il à l'arrache comme à l'ancienne du genre "jsuis l'plus rapide au corps à corps donc j'en ai plus que toi nananère" ?

Dans tous les cas, si nous sommes fan de hack&slash, Darkspore mérite d'être essayé. Et même en solo, croyez-moi, après un Titan Quest ennuyeux à cause de son extrême facilité, Darkspore met du baume au coeur et ravive nos cellules grises, surtout en solo, où le bénéfice d'un bon combo à plusieurs (genre Viper + Tork) n'existe pas... :D

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