Test de Torchlight sur PC

Développé par les concepteurs originels de Diablo et Fate, Torchlight s'appuie sur les concepts de ces deux ancêtres. Avec un prix très faible sur les plateformes de téléchargement (comme Steam par exemple), celui-ci parvient aussi à justifier son manque d'originalité par l'attente des joueurs en matière de Hack & Slash. 
RPG à petit budget, il se présente comme un excellent défouloir en attendant quelque chose de plus abouti comme Diablo III, Mythos ou bien pourquoi pas torchlight 2 ?

Fiche technique

Screenshot-titre du test de Torchlight
Développeur Runic Games
Langue Anglais
Difficulté Très facile
Genre A-RPG

Sa raison de vivre

Traditionnellement, un test de jeu video commence toujours par une description du scénario et de l'environnement, et bien cette fois-ci nous allons déroger à cette règle puisque le scénario y est particulièrement pauvre. Grosso modo : Un méchant, un donjon, un village, des héros énervés.

Cependant, Torchlight est un hack&slash, un genre qui ne nécessite pas toujours de scénario extrêmement poussé car l'interêt ne réside pas dans ce domaine. Plutôt, l'action et la tactique y tiennent une place autrement plus importante.

Dans la mesure où la date de sortie de Torchlight coïncide avec l'annonce du développement de Diablo III et le trou noir abyssal en matière de sorties de Hack&Slash, on peut dire qu'il est apparu au moment opportun et a permis d'assouvir la soif de sang que ressentaient la plupart des joueurs du genre pendant cette période.

Une interface des plus traditionnelles
Si seulement nous en apprenions davantage sur ces ruines...

Quêtes et baston !!

Le principe de tous les "Hack & Slash", est simple et efficace :

  1. On achète un peu d'équipement de départ tout en récupérant les quelques premières quêtes. 
  2. On s'enfonce profondément dans les méandres des donjons remplis de monstres. 
  3. On ramasse de l'équipement sur les méchants pas beaux.
  4. S'en suit une succession de boss à décapiter / détrousser / dé-ce-que-vous-voulez, le tout en temps réel, vue à la troisième personne. 
  5. On remonte en ville et on recommence à partir du point 1

Comme Torchlight fait partie des Hack & Slash et qu'en prime ses concepteurs sont les papas de Diablo, Il n'en déroge donc pas à la règle de base : On tranche et on cogne, ça pisse le sang et l'écran tremble devant notre puissance évoluant à mesure que notre personnage grimpe en niveaux, le tout dans un environnement généré de manière aléatoire et sur fond de "MOUAHAHAHAH". (Imaginez le rire dénomiaque d'un super méchant. Hou qu'il est méchant !)

Point de vue quêtes, on ne peut pas dire que les développeurs se soient foulés le petit doigt... Entre un magicien désirant récupérer une ambre à récolter dans chaque niveau différent du jeu, un chasseur de trésor nous demandant de récupérer un trésor dans le même principe que le mage ci-dessus, et une espèce de robot (?!) chasseur de têtes, prêt à nous envoyer sur un champion ennemi aléatoire, ça ne va pas plus loin.

Autant dire que le texte des quêtes n'aura, n'a et n'eut d'interêt que pour l'auteur.

4 types de caractéristiques : Force, Dextérité, Magie et Défense.
3 arbres de talents par classe.

Un gameplay vif

Voici le gros point fort de Torchlight : C'est vif et réactif ! Ca pisse le sang, ça cogne dur, on balance des sorts tous plus destructeurs les uns que les autres, l'action s'enchaine vite, pas le temps de respirer (ça ne sert à rien de toutes façons), pas de temps à perdre : il y a encore un groupe de monstres qui m'attend là, je le sais, ils me regardent, je charge !! beuuuâârgh *bâve*.

...Addictif. On ressent en effet la frénésie qui faisait de Diablo 1 et 2 des rois du genre.

Pour arriver à ce résultat efficace : nous ajoutons un zeste d'équipement évolutif, un zeste d'évolution du personnage, et un zeste de rapidité d'action. Et nous y sommes, *ding* le repas est prêt !

Voyez, ici avec le sort "Frost Pilum" on peut les tuer en ligne, en un seul coup.
Trop d'objets à ramasser. Cependant, les sous sont ramassés automatiquement.

...Mais mal conçu.

Autant le gameplay peut être vif, autant une conception moyenne du jeu vient entâcher ce dernier. En effet, j'ai noté un très grand nombre de défauts de jouabilité, commençons :

Le système de sauvegarde
Dans Diablo 1 la sauvegarde était manuelle, ce n'est pas le cas pour torchlight qui reprend un concept venant droit des jeux multijoueurs : Une sauvegarde automatique. Il est donc impossible de recommencer à un point de sauvegarde précis dans le cas où nous nous sommes trompé en vendant un objet très important ou si le chat marche sur le clavier (D'ailleurs, il n'existe aucun système de rachat). Torchlight est un jeu solo, pourquoi mettre en place un système de sauvegarde de type multijoueur ?! Ca ne tient pas debout.

Les effets graphiques
Pourquoi, par tous les dieux du jeu video aucun des développeurs chez Runic Games n'eut remarqué que les effets des sorts empêchaient d'y voir quoique ce soit dans l'action ? On voit que dalle bon sang ! Les effets des sorts sont totalement obstrusifs, placés au premier plan et n'ont aucun niveau de transparence. Pour résumer, les techniques et sorts créent un effet de "voile", à tel point qu'on y perd ainsi toute la richesse tactique d'un bon hack&slash. Dommage !

Ciblage et trajectoires
Il arrive parfois que nous ne puissions pas viser un ennemi malgré la bonne position du curseur. La faute à la 3d ? Au moteur graphique (ogre3d) ? Aucune idée. Mais ce genre de situation est assez fréquente. Ajoutons à cela les défauts de trajectoire des projectiles quand notre personnage est positionné dans des escaliers ainsi qu'une priorité de sélection aux objets à ramasser au détriment du ciblage ennemi ou du déplacement du personnage, et nous commençons à sentir de l'agacement sur la jouabilité de Torchlight.

Au final, même si la vue ressemble fortement à de la 2d, nous ressentons particulièrement les lacunes de la 3d pour ce genre de jeux si le moteur graphique n'est pas suffisament adapté aux circonstances.

Vous y voyez quelque chose ? J'ai juste lancé un sort...
Les objets au sol ne sont pas "lock" comme sur Titan Quest, mon personnage va récupérer l'objet au lieu de taper les monstres. Ce n'est pas voulu.

Rejouabilité ?

Malgré les trois branches de talents par classe de personnage, ainsi que les 3 personnages disponibles, ce qui revient à 9 manières de jouer, on ne peut pour autant pas considérer que Torchlight possède un fort taux de rejouabilité.

Les défauts de jouabilité agissant comme un catalyseur, et un unique mode de difficulté durant la vie du personnage (que nous choisissons à la création du personnage) font d'une seconde séance de jeu un calvaire de lassitude sans précédent dans ce genre de RPG. Je passerai sur la multitude d'autres défauts agissant sur la rejouabilité.

Petite consolation, un éditeur de campagne est présent dans le répertoire d'installation du jeu, et beaucoup de mods existent actuellement pour Torchlight, ce qui peut en effet permettre de prolonger sa durée de vie.

Notez que le multijoueur n'existe pas pour le moment (prévu pour Torchlight 2). En effet, Torchlight est un jeu solo, c'est précisé avant d'acheter, à vous de savoir ce qui vous convient le mieux.

4 modes de difficulté et un mode hardcore, à choisir au début de la création du personnage
La donjon infini (sans interêt), une fois la quête principale terminée.

AU FINAL...

Qualité visuelle

Un aspect cartoon que certains aprécieront, d'autres non, je noterai surtout le fait que le moteur graphique pose de véritables soucis de visibilité lors de combats.
A noter que Torchlight tourne sur un netbook.

 12

Qualité sonore

Matt Uelmen est un génie, les musiques sont d'un niveau éminemment sublimes à vous en donner la chair de poule.
Malheureusement... L'aspect cartoon et l'ambiance musicale sombre ne se marient pas.

 14

Background

L'univers ne pose clairement pas le décors. Il n'existe aucun background.

 7

Interface - Jouabilité

Une interface claire. Ce qu'il y a à redire en revanche, c'est sur le plan de la jouabilité : Des combats confus, des problèmes de ciblage, de trajectoire, une visibilité abominable, et j'en passe. houuu !

 8

Durée de vie - Rejouabilité

Une durée de vie d'environ 25-30h pour une première fois, ça reste correct, surtout pour le prix.
5h pour une seconde fois si on en a le courage, à moins de télécharger un mod pour renouveller l'experience de jeu.

 12

Gameplay - Intérêt

Mine de rien, la sauce hack&slash prend quand même car le coeur reste là bien que l'aspect tactique se réduise comme peau de chagrin à mesure que nous rencontrons les défauts du jeu. On spammera comme des brutes deux ou trois techniques grand maximum sans rien voir de l'action tellement c'est le merdier, mais ça défoule et ça reste réactif. L'interêt réside cependant uniquement dans le fait de pouvoir se défouler. La réflexion sur le "build" de notre personnage étant quasiment inutile étant donné qu'il est difficile de créer un personnage vraiment mauvais.

 15

CONCLUSION

Finalement, Torchlight conviendra parfaitement aux joueurs peu avides de tactique, désirant simplement cogner du streumon sans se poser de questions (et ça rime, la classe !). Pour les autres, Titan Quest ou Diablo 2 seront beaucoup plus adaptés.

Des défauts de jouabilité bien trop handicapants, mais des améliorations uniques comme la possibilité d'envoyer notre animal de compagnie vendre les objets à notre place. Il est difficile de noter convenablement un jeu pareil tant celui-ci dépendra de vos propres préférences en matière de gameplay.

Cependant, son prix étant très léger sur les plateformes de téléchargement, on peut pour ainsi dire qu'il "vaut son prix".

11.5 / 20

Commentaires

prout,

Et maintenant le test de Odin Sphere :D

Nigel,

Ouais quand je l'aurais terminé ^^

prout,

Nigel a dit:

Ouais quand je l'aurais terminé ^^

tu l'qs commence ?

Nigel,

Nan nan je parlais du jeu en lui-même, il me reste le dernier chapitre à finir. :p

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