-- Test de Xenosaga Episode II: Jenseits von Gut Und Böse sur Playstation 2 --

Episode délicat de la saga des Xeno, le test du second opus de la série décriée de la ps2 manquait à nos pages. Ce n'est aujourd'hui plus le cas. Exercice de style difficile sur un opus "de passage".

Fiche technique

Screenshot-titre du test de Xenosaga Episode II: Jenseits von Gut Und Böse
Développeur MonolithSoft
Langue Anglais
Difficulté Facile
Genre RPG

Je ne suis ni l'alpha ni l'omega

Xenosaga 2 a cette lourde tâche d'être à la fois un opus qui ne concluera en rien la série, mais qui en plus a le lourd poids de ses prédécesseurs à porter. Le poids de Xenogears d'une part, ce qui n'est pas rien, mais aussi le poids de Xenosaga premier du nom. Ce dernier ayant plus que déçu les fans du mythique précédent opus, Xenosaga 2 avait la lourde charge de remonter la barre sinon d'enfoncer encore un peu plus la saga dans l'oubli. Pourtant localisé en Europe dans une édition collector très soignée avec en plus un DVD retraçant les grandes lignes du premier (pour 4h00 de vidéo), l'épisode 2 s'est bien largement planté. On en voudra pas à Namco d'avoir eu des couilles. D'ailleurs, alors que j'avais déjà acheté la version US à sa sortie, je me suis quand même procuré la version pal, pour la beauté de l'objet et pour le soutien de l'idée. Toujours est-il que Xenosaga 2 passe après le premier et avant le troisième et a ce malheur de rester un épisode de passage justement...

De devant c'est bien aussi !

Le fameux Zohar.

You Shall Be As God... ou pas !

Xenosaga voit son histoire se conter directement après le premier opus, lorsque l'Elsa, le vaisseau star de l'équipe, se pose sur Second Miltia. L'introduction met en scène un nouveau et intéressant personnage, Canaan, un realian protégé contre le "Song of Nephilim" dont la mission est de venir en aide aux U.R.T.V. sur old miltia, soit donc 14 ans dans le passé. Aidé de Chaos, il rencontrera alors Jin, le frère de Shion qui a en sa possession les fameuses Y-data, héritage du professeur Mizrahi, et à l’origine d’un conflit d’intérêt monstrueux entre tous les protagonistes du jeu. Vous ne comprenez rien à ce que je raconte ? C’est donc que vous n’avez pas fait le premier Xenosaga. A moins de mater la série animée pas trop mal ou le « film » de Xenosaga I présenté précédemment, il est inutile d’espérer apprécier ce Xenosaga II à sa juste valeur, donc on revient en arrière et on reprend ensuite tous ensemble.

 A l’instar de Xenosaga III, cet épisode vous transportera énormément dans le passé des protagonistes du jeu. Le vécu notamment des URTV intimement lié à celui de MOMO viendra illuminé l’écran de nombreux rebondissements et révélations impressionnantes prenant à revers le joueur. Comme toujours dans Xenosaga me direz-vous. Junior alias Rubedo piquera alors la vedette à tous les autres héros dans cet épisode profondément centré sur le triangle Rubedo – Nigredo – Albedo. Albedo alias le nouveau Sephiroth, reste encore et toujours le « bad guy » le plus charismatique de la série et nous délivre ici un portrait poignant et plus profond encore de sa personnalité tourmentée. Le joueur aura la possibilité de voyager dans ses souvenirs de jeunesse et d’en découvrir un peu plus sur ses réelles motivations. On retrouvera ainsi sur son parcours vers la non raison, le profond lien qu’uni Junior (Rubedo) à MOMO et l’origine de la création de celle-ci. Le joueur sera amener à se poser plus de questions également sur ce qu’est l’entité U-DO, qui semble au cœur de toutes les craintes et dont l’existence même échappe à tous les protagonistes. Hormis peut-être à un bien mystérieux personnage qui siège à la tête des Testament, ces chevaliers de l’Apocalypse jusqu’alors masqués mais dont certains visages seront mis à nu. De quoi encore une fois vous étonner au plus haut point ou tout du moins vous tenir en haleine, même si vous aviez pu en griller certains.

 Attention SPOIL pour ce qui va suivre. Ce n’est pas la mort mais ça pourrait faire chier.

 Les URTV seront donc bien au centre de toute l’attention dans ce second épisode plus riche encore au niveau scénaristique que ce que ne l’était Xenosaga premier du nom. Si bien même qu’une confrontation finale entre les deux protagonistes Rubedo / Albedo viendra terminer en apothéose cette fresque fratricide.

 Un scénario comme toujours construit, détonnant, dérangeant et toujours autant sombre !

Un peu d'action dans ce monde de fillettes...

...Ou de gamins comme vous voulez.

La Volonté d'impuissance

Xenosaga deuxième du nom jouit d’une palette graphique revue à la hausse depuis le premier opus et d’un charadesign remodelé. La plupart d’entre vous apprécieront sans doute ce nouveau ton plus sobre et plus proche de la réalité qu’avant. Néanmoins, les personnages ont juste l’air d’avoir pris de l’âge depuis le premier épisode mais ne sont en rien plus beaux. KOS-MOS est même franchement ratée dans ce nouvel onglet car elle perd sa dimension robotique pour une pale copie humaine, pas spécialement agréable à regarder. La plupart des autres personnages sont eux aussi encore plus moches qu’avant ou ont carrément perdu en charisme (cf. KOS-MOS). Seul MOMO a pris quatre ans d’un coup par un lifting inversé de la part de MonolithSoft et le résultat est carrément correct. Les costumes sont par contre bien plus variés et détaillés qu’auparavant et Shion, quoique toujours aussi chiante, en devient presque délicieuse.

Les graphismes ont eux aussi été revus à la hausse et désormais certains décors commencent à être agréables à l’œil. Ils sont bien plus précis et recherchés que le premier essai. Le choix des couleurs a été mieux réalisé et le résultat est ainsi plus chatoyant. Certains effets sont d’ailleurs assez réussis comme ceux présents lors de votre futur voyage nébuleux du dernier donjon. Ainsi les nouvelles attaques spéciales des personnages deviennent également bien plus impressionnantes.

L’autre différence indiscutable se fait au niveau des cinématiques. Contrairement au premier Xenosaga où on avait l’impression de mater une série en pâte à modeler, ce nouvel épisode propose des cinématiques bien plus jolies mais aussi super fluides. Ainsi, certaines parts d’action y sont à couper le souffle à la manière d’un Macross Plus pour les connaisseurs et déclarent les prémices du troisième épisode qui s’enfoncera plus profondément dans une présentation à la ZOE version Kojima.

Le joueur sentira l’effort de la part des programmateurs à affiner leur bébé. On est pourtant bien loin de l’excellent travail effectué sur le futur Xenosaga III qui enterrera tous les futures productions de la team. Le temps de se faire aux fameux kits de développements de Sony, à n’en pas douter.

Albedo le meilleur bad guy de la série.

KOS-MOS la meilleure... personnage neutre de l'histoire on va dire.

Par delà bien des mâles

Les musiques de Xenosaga II ont une histoire surprenante. Puisque chaque légende est issue d’une part de vérité, je vais partager avec vous à mon tour ce que j’ai entendu dire au sujet de la bande originale du jeu. La version japonaise de Xenosaga II aurait vu toutes ses musiques composées par un certains Shinji Hosoe dont le travail fut désastreux. Ceci au point de composer des musiques trances afin d’illustrer des passages épiques ou de la pop lors des scènes dramatiques… Vous, européens chanceux, vous comprendrez bien assez tôt pourquoi je dis chanceux, pouvez entendre le haut niveau de composition lors des ballades en ville ou lors des donjons. Si l’expression qui fait coutume me permet de dire que la bande son originale n’avait pas de quoi casser trois pattes à un canard, je me porte volontaire pour casser celles du compositeur lorsqu’il essayera de joindre à nouveau le projet Xeno (si celui-ci perdure un jour…). Une technique plus humaine consisterait peut-être à lui acheter des oreilles mais MonolithSoft a trouvé assurément moins cher.
Le reste de la légende serait que les joueurs japonais les plus consciencieux auraient crié au scandale afin que l’erreur soit réparée lors de la localisation internationale de Xenosaga II. Même si j’émets  facilement des doutes sur le bien fondé de ces explications altruistes, il n’est pas rare que les joueurs mécontents soient écoutés au Japon. Cela vient peut-être de leur culture très (trop ?) respectueuse mais toujours est-il que Monolith décida alors d’engager la belle, l’illustre et talentueuse Yuki Kajiura. Déjà auteur de nombreuses OST à succès (.Hack Sign, Noir…), la jeune demoiselle a encore une fois prouvée que le sexe faible ne l’est que de nom. En une bande son, elle a balayé les 3/4 des productions vidéoludiques actuelles mettant au rang d’artistes d’opérettes la plupart des compositeurs de son rayon notamment Shinji Hosoe. Cette artiste a la particularité de sauver tout ce qu’elle touche. Que ce soit pour la série Noir ou .Hack précitées, les manques narratifs ont toujours été contrés par les musiques enchanteresses de l’irrésistible Yuki Kajiura qui est d’ailleurs aussi agréable à regarder qu’à entendre. Son travail a été plus qu’exemplaire sur Xenosaga II, et quand bien même je n’ai jamais touché à la version japonaise du jeu (je tiens à mes oreilles moi monsieur !), j’imagine que le jeu m’a en très grande partie touché uniquement grâce à elle.

Vous pourrez entendre des thèmes épiques, touchants, nostalgiques, traditionnels même, à travers tout le jeu. Sûrement par humour, ou pour permettre aux joueurs de comparer sans doute, les programmeurs du jeu ont demandé à ce que  le messie ne touche qu’aux musiques des cinématiques. Vous êtes donc libre de pouvoir écouter les musiques d’ascenseurs lors des phases d’exploration. C’est ignoble mais à la fois assez amusant si l’on prend ça au second degré. Elle prendra toute la BO à sa charge sur Xenosaga III et proposera sans nul doute le meilleur travail qu’elle n’aura jamais accompli. Pour le moment, elle sauve plus que noblement les meubles.

Miam !

On se croirait dans Shenmue non ? Un peu... un pti peu quoi...

Ainsi pariait Zarathoustra

Après diverses plaintes de la part de certains joueurs comme quoi le premier Xenosaga s’apparentait plus à un film virtuel qu’à un RPG conventionnel, c’était un pari osé de la part de Monolith de proposer un nouvel épisode à la conception très proche de son grand frère et qui plus est, en rajoutant trois fois plus de cinématiques. Comme Sega et Suzuki sur son Shenmue c’est au tour de Monolith et Takahashi de ne pas laisser couler son bébé et de le peaufiner selon l’idée première de son auteur. Ces deux auteurs de génies auront connu des échecs commerciaux évidents mais dans 20 ans on se souviendra toujours de Shenmue et Xenosaga par contre le FIFA 2004 y’a quoi qui le démarque des autres jeux de foot dedans ? Succès d’estime ne rime que très rarement avec succès commercial, tout le monde ne s’appelle pas Final Fantasy VII, et dans ce cas là pourquoi s’embêter à faire un jeu au conditionnement actuel si on est certains de le vendre qu’aux passionnés ? Autant faire le jeu comme bon nous semble. Si vous lisez ces lignes non seulement vous êtes le public visé mais en plus vous êtes ceux qui profiteront réellement du talent des artistes de l’ombre du monde du jeu vidéo. C’est con d’en arriver à tenir un discours élitiste comme celui-ci mais c’est encore plus con de passer à côté de chefs-d’œuvre vidéoludiques juste parce que ces jeux ne sont pas au devant des rayons de supermarchés. Les ignorants ont toujours tord. Quant à nous ? Nous rêvons depuis des années et nous rêverons encore longtemps !

Désolé pour cet aparté qui s’est glissé dans ce qui devait servir d’introduction au mode de jeu proposé au sein de ce second épisode de la saga des Xeno. Vous aurez donc compris que ce nouvel épisode reprend le principe du premier ; c’est-à-dire tu fais deux pas t’as une cinématique d’une heure. Metal Gear Solid propose la même et on ne se plaint pas pour autant. Encore une fois dans la position de l’avocat du diable, je dois dire que vu la quantité astronomique d’informations qui se déroule sous vos yeux, autant avoir une bonne cinématique musclée et du Yuki Kajiura en fond sonore qu’un texte froid pendant lequel on est obligé d’appuyer 666 fois sur croix pour découvrir les prémices du scénario. Le second cd de Xenogears ça vous rappelle quelque chose ? Je pense qu’il ne faut pas chercher plus loin quant au désir des créateurs des Xenosaga à vous proposer la méthode la plus immersive qui soit à l’heure actuelle – le cinéma.

Lors des courts passages d’exploration à pied ou en gear entrecoupés de cinématiques vous aurez quand même le droit à des combats très proche de ceux de Xenosaga I. Les ennemis sont visibles directement à l’écran, libre à vous de tout faire pour les éviter ou non et une nouvelle fenêtre se lance lorsque vous rentrez en contact avec eux. Il s’en suit un classique tour par tour où vous pourrez essayer de lancer des techniques plus ou moins mortelles selon la combinaison de touches que vous aurez choisies. Très loin de Xenogears, ce système de combat a au moins l’avantage d’avoir apporté quelques améliorations par rapport au précédent. Bon ça casse quand même pas des briques et c’est pas le plus palpitant système de combat qui soient. Vous aurez bien entendu les habituels défense, magie, changement de ligne, objet pour vos trois personnages à l’écran pour lesquels il ne sera pas possible de switcher avec d’autres personnages en réserve comme c’est le cas dans Xenosaga III. Le système de combat devient assez tactique lorsque l’on joue avec les boost qui vous permettent de griller les tours mais piochent dans votre barre d’attaques plus puissantes voire spéciales. Un choix à faire selon vos adversaires ou tout simplement votre façon d’apprécier le soft.
Les personnages gagnent de l’expérience en fin de combats ce qui leur permet d’avancer dans les niveaux ; un classique. La différence se fait dans l’attribution de points de magie ou de technique que vous obtenez en petit nombre à la fin des combats et que vous devez dès alors répartir selon les caractéristiques que vous voulez booster ou les nouvelles techniques / magies que vous désirez apprendre.

Le jeu est donc très classique dans son approche et n’apporte que peu de changements profonds par rapport à son grand frère.

Ca c'est avant le combat.

Et ça c'est pendant.

« N'a de convictions que celui qui n'a jamais joué à Xenosaga. » - Cioran

La polémique autour de Xenogears a été enterrée lors de la sortie de Xenosaga premier du nom. Le jeu n’était pas à la hauteur des fans de toutes façons d’une autre époque. MonolithSoft n’avait pas les fonds de SquareSoft et sa force primaire était un scénario de toutes manières déjà écrit. La nouvelle saga est donc arrivée réécrite, aux graphismes pas top, au character design franchement raté (hormis KOS-MOS) avec par contre toujours cette force musicale inoubliable (le meilleur travail de Yasunori Mitsuda à ce jour). Un système de combat bancal, et tout simplement pas Xenogears 2 auront suffi à faire taire l’assemblée.
A une époque dans Gameplay RPG on pouvait lire (à peu près) ça : « A l’époque le premier qui crachait sur Xenogears était lapidé sur la place publique, aujourd’hui Xenosaga II va sortir et tout le monde s’en fou ! ». Bon ok ça date un peu mais l’idée est là. La série est tombée dans l’oubli en un seul épisode décevant (pas pour tout le monde !) et Xenosaga II n’a pas réussi à remonter la pente. Malgré pourtant le pari (osé) de l’avoir sorti en version européenne, les ventes n’ont pas été à la hauteur de ce qu’attendait Namco. Et les joueurs ont commencé à rejeter toute la nouvelle saga des Xeno sans que la plupart d’entre eux n’y aient joué. Remarquez, la plupart des joueurs adulaient Xenogears sans y avoir joué non plus à une époque…

Les plus courageux d’entre nous ont été largement récompensés pour notre fidélité par la bombe qu’est Xenosaga III. Les autres joueurs ne comprendront pas intégralement cet épisode sans avoir suivi avant, même s’ils pourront l’apprécier en tant que RPG conventionnel. Seuls ceux qui auront approfondi la saga depuis le début auront la chance de comprendre la magie de cette série. Sur un plan donc très personnel, Xenosaga est ma série fétiche, le must de la PS2. Ce second épisode est venu appuyer le scénario dément ouvert par le premier épisode. L’histoire s’assombrie encore plus, les personnages prennent de la valeur et le conflit opposant tout le monde commence à se mettre en place. On découvre des portrais étonnants des personnages, mais toujours des portraits humains. Les défauts de chacun marqués par une philosophie toujours appuyée par une narration impeccable apporte son lot de réflexion et de profondeur à l’ensemble du soft (et de la saga). Les combats sont quand même plus appréciables que dans le premier épisode et les donjons plus nombreux et plus longs. On a enfin l’impression de commencer à jouer à un RPG et pas juste regarder un film. Je n’en dirais pas plus sur les musiques formidables des versions européennes et américaines vous avez déjà lu mon avis. La note arrive et je finirai donc mon test sur ces mots : JOUEZ A XENOSAGA PUTAIN !

Un autre screen de combat, je suis pas inspiré pour les commentaires là.

Le passage le plus boulversant du jeu après la mort de... non j'déconne.



AU FINAL...

Qualité visuelle

Un peu mieux que le premier opus sans pour autant égaler le troisième. De beaux effets, de belles cinématiques mais des graphismes encore trop carrés.

 13

Qualité sonore

Yuki Kajiura !!!! Relisez mon paragraphe sur les musiques si vous voulez comprendre la note !

 16

Background

Je me suis pris claque sur claque. Et vous ?

 19

Interface - Jouabilité

Construite et intéressante avec une petite partie gestion agréable et facile d'accès. Sympa !

 14

Durée de vie - Rejouabilité

Une trentaine d'heures au compteur pour faire le jeu en ligne droite. En rajouter 5 pour tout faire. Par contre refaire le jeu est un plaisir. C'est comme revoir son film préféré jusqu'à en connaître toutes les répliques.

 13

Gameplay - Intérêt

Le gameplay a été revu à la hausse depuis le premier épisode. Les donjons sont plus longs, plus RPG et l'intéraction avec le décor est mieux construite. Dans la logique de la note, celle-ci ne peut qu'être supérieure à celle mise sur Xenosaga I.

 15

CONCLUSION

Un épisode de passage seulement. Néanmoins un épisode à la fin poignante et aux révélations nombreuses et étonnantes. Un peu comme un "Empire Contre-Attaque" de Star Wars, cette suite, qui n'en est pas vraiment une puisque l'oeuvre devrait exister dans son intégralité, est la suite idéale au plaisir réhaussé et le parfait pont qui allait aboutir au meilleur RPG de la PS2 : Xenosaga III.

15/20

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