Test de Emerald Dragon sur Super Nes

Sorti en 1989 sur PC98, il aura fallu attendre 6 ans avant qu'Emerald dragon ne soit porté vers la super nintendo. Plus de 12 ans après sa sortie, une traduction anglaise voit finalement le jour. Qu'en est-il donc de ce jeu?

Fiche technique

Pas de screeshot-titre
disponible
Développeur -
Langue Anglais
Difficulté Difficile
Genre RPG

Une histoire de dragons...

Il y a plus de 3000 ans, une race d’êtres magiques nommée Horus arriva sur Ishbahn, un monde encore jeune et s’y installa. Des siècles s’écoulèrent jusqu’à ce qu’une autre race fit son apparition : les Dragons. Chaque espèce se mit à prospérer de son côté, n’ayant que de rares contacts les uns avec les autres, jusqu’à ce que la guerre éclata…
A l’issue de ce sanglant conflit, les deux espèces se retrouvèrent en voie d’extinction et chacun se retira de son côté. Les Horus disparurent sans laisser de traces et les Dragons se retrouvèrent affligés par une malédiction qui rendit leur existence impossible sur Ishbahn. Ils s’installèrent donc dans un autre univers nommé Draguria.

Sur cette nouvelle terre, des légendes continuent à se transmettre de générations de Dragons en générations, décrivant la perte de la terre sacrée et l’héroïsme du dragon émeraude, héro qui perdit la vie en protégeant les siens.

L’histoire prend place deux millénaires plus tard, alors qu’Atrushan, un jeune dragon trouve un navire échoué près de la côte. Comment ce navire a traversé le mur inter dimensionnel, nul ne peut trouver d’explication, d’autant plus qu’une enfant humaine amnésique se trouvait à bord de l’épave. Les Dragons ayant une vie extrêmement longue, ceux-ci ne se reproduisent pas souvent, et la tribu décida d’élever la jeune fille comme l’une des leurs. Afin de marquer cet évènement, l’ancien dragon nomma l’enfant Tamryn, ce qui signifie cœur pur dans l'ancien language des dragons (et palmier en Russe au passage).

Douze ans o­nt passé, et Tamryn a décidé de repartir sur Ishbahn à la recherche de son bonheur. Attristé par cette décision, Atrushan lui donne une de ses cornes, afin qu’elle puisse l’appeler en cas de danger. Trois ans o­nt passé depuis cet évènement et aujourd’hui, Astrushan entendit le son de sa corne résonner au-delà du mur inter dimensionel...

Atrushan sous sa forme originelle...
Afin de ne pas subir la malédiction d'Ishbahn, Atrushan doit prendre une forme humaine.

Un RPG old school?

S’il est une chose que l’on peut dire, c’est qu’Emerald dragon reste avant tout un RPG old school typique de la SNES. Au programme, exploration de donjons, dragons , épée et magie qui raviront les amateurs de jeux anciens. Le système de combat quant à lui est quelque peu différent des jeux classiques tels que Dragon Quest ou Final fantasy. En effet, non seulement vous ne contrôlez qu’un seul personnage (Atrushan) et les autres sont sur IA, mais en plus, lorsque le combat commence, vous arrivez sur un scène su laquelle il vous faut vous diriger vers l’ennemi. Pour ce faire, vous disposez d’un certain nombre de points d’action qui seront consumés en fonction de vos déplacements et attaques. Le système partage donc une certaine similarité avec les tactical RPGs dans la mesure où un positionnement stratégique vous permettra de remporter la victoire. Quant au reste, les phases de déplacement sur la carte du monde et le système de leveling est « o­n ne peut plus ordinaire » et les joueurs de RPGs expérimentés se sentiront très peu dépaysés.
Emerald dragon reste donc un de ces vieux RPGs qui se rendent intéressants par leur scénario mais qui techniquement étaient déjà dépassés à leur sortie (je rappelle tout de même qu’il s’agit du Remake d’un jeu datant de 1989).

L'écran de combat. La barre bleue représente les points d'action.
Ostracon, premier général du roi des démons...(Et je vous jure c'est un vrai c*n)

Une qualité vidéoludique honnête

D’un point de vue visuel et auditif, Emerald dragon est un jeu convenable. En effet, même si 1995 a été plutôt prolifique en matière de RPGs SNES (Romancing Saga 3, Terranigma ; Chrono Trigger, etc.) qui sont largement au dessus de la qualité d’Emerald dragon, les quelques artworks auxquels nous avons droit tout au long du jeu sont plutôt réussis. En outre, le character design est plutôt bien fait et même si les personnages ne sont pas spécialement travaillés, les portraits des héros et vilains rendent extrêmement bien l’ambiance générale du jeu.

Côté musiques, o­n a droit à de jolis thèmes que j’ai plutôt appréciés, et malgré le rendu SNES, je garde encore en mémoire certaines mélodies du jeu.

Tremblez devant Garcia le roi des golmons...euh des démons
Quel homme...euh dragon cet Atrushan...

Un jeu moyen

Soyons franc, Emerald Dragon n’a rien d’un de ces RPGs avec de somptueux graphismes et des effets supers. Si l’interface de combat d’Emerald dragon est ultra facile à prendre en main (il suffit d’avancer vers un ennemi pour l’attaquer), le jeu n’en risque pas moins de détourner plus d’un joueur.
En effet, malgré l’inclusion de voix digitales dans certaines scènes (ce qui ne devrait pas étonner grand monde vu que le jeu provient de la PC98) et un scénario plutôt intéressant, le jeu est plutôt court avec de longs combats. En outre, le fait d’avoir seulement deux personnages dont o­n peut augmenter le niveau met un frein au jeu qui se révèle par moment très difficile. Si vous n’avez aucune patience ou que vous cherchez de meilleurs graphismes, je vous conseille de passer votre chemin.

Ce que l'on ne voit pas ici c'est que Hathram se bouffe une claque à chaque fois qu'elle dit "Stupid!"
Mais heureusement, tout est bien qui finit bien...

AU FINAL...

Qualité visuelle

Un jeu sorti un peu trop tard en matière de graphismes, ce qui est dommage car le chara design est très bon et les cut scènes sont jolies.

 13

Qualité sonore

De très bonnes musiques qui dynamisent bien l'ambiance.

 14

Background

Une histoire excellente et riche en rebondissements si l'on prend en compte la date du jeu original. On regrettera juste le manque de fluidité dans l'enchainement des divers éléments scénaristiques.

 14

Interface - Jouabilité

Un jeu très facile à prendre en main avec un minimum de controles.

 14

Durée de vie - Rejouabilité

Hélas, le jeu est un peu trop court avec une rejouabilité nulle. Le joueur fonce vers la fin (il existe peut-etre une seule quête secondaire) et une fois le jeu fini, il risque fort de ne jamais ressortir du placard.

 8

Gameplay - Intérêt

Plutôt amusant comme jeu même si les combats peuvent être lassants...

 12

CONCLUSION

Emerald dragon, de par sa similitude avec la série des Lunars provoquera des opinions très différentes. Si l'age du jeu excuse un bon nombre de failles scénaristiques et autres aléas, le jeu risque toutefois de décevoir de nombreux joueurs qui s'attendent à un quelque chose du calibre d'un Lunar.

12.5 / 20

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