-- Test de Super Robot Taisen R sur Game Boy Advance --

3 mois avant la sortie de Super Robot Taisen Original Generations sur GBA, Banpresto nous a pondu ce titre qui n’a malheureusement jamais pu être traduit dans les pays occidentaux.Lancé au milieu d’une flopée de T-RPGs qui voient le jour sous le même nom, qu’en est-il exactement de Super Robot Taisen R ?

- Egalement connu sous les noms: スーパーロボット大戦 R, Super Robot Wars R -

Fiche technique

Screenshot-titre du test de Super Robot Taisen R
Développeur AI
Langue Japonais
Difficulté Facile
Genre T-RPG

Un background...original !

Comme dans la majorité des SRT, l’histoire mélange SF avec une pointe d’exploration spatiale et des méchas à volonté, et Super Robot Taisen R n’échappe pas à la règle. L’histoire commence donc ainsi…

Suite aux problèmes de surpopulation liés à un rapide développement technologique, l’humanité a choisi d’étendre son territoire à l’espace. Plus d’un siècle s’est écoulé depuis le début du mouvement d’immigration massif et comme il fallait s’y attendre avec les êtres humains, de nombreux conflits éclatèrent entre ceux qui sont restés sur Terre et les colons de l’espace.

Tout le monde se souvient de la « guerre d’un an » entre le duché de Zeon et la Fédération Terrestre qui a causé la destruction de plus de la moitié de la population humaine. Suite à cette terrible bataille, un mouvement de paix a commencé à voir le jour et la Nation de la Sphère Terrestre fut créée, mettant fin aux conflits interhumains.

Profitant de l’épuisement des ressources dues au conflit, de nombreux envahisseurs aussi bien terriens qu’extra-terrestre déferlèrent sur les survivants impuissants. Devant l’impuissance de la Nation de la Sphère Terrestre, un coup d’état eu lieu, donnant le pouvoir à un parti nommé Gouvernement Fédéral Terrestre. Grâce à une alliance avec la faction Neo-Zeon, constitué de survivants du conflit précédent, le Gouvernement Fédéral Terrestre parvint à repousser les belligérants et mit ainsi fin à un nouveau conflit.

Alors que tout semblait fini, l’alliance entre les 2 groupes commença à battre de l’aile et une fois de plus, la guerre reprit.

Ainsi donc, en l'an 141 du calendrier spatial, notre histoire commence...

L' écran titre

Vous commencez le jeu par choisir votre personnage principal entre Raoul et Fiona.

Un mélange bien homogène

Le jeu commence sur un site de recherche en robotique, Raiji Montoya, Mizuho Saiki et votre personnage principal sont en train d’effectuer des tests sur un nouveau modèle nommé Excellence. La particularité de cette nouvelle unité repose sur le fait qu’elle soit basée sur un prototype de machine temporelle qui avait commencé à être développé par les pères de Raiji et du personnage principal. Malheureusement, des ennemis arrivent à ce moment et malgré sa puissance, l’excellence a du mal à tenir tête au bataillon d’ennemis tout en protégeant la base. Heureusement, le SOS lancé par le groupe est intercepté par le Nadesico et le Ra Cailum qui s'empressent de prêter main forte au héro. Mais hélas, la base est détruite tout de même. Forcés de quitter leur centre de recherches, nos 3 personnages ne savent pas encore qu’ils sont l’objet d’un plan diabolique qui va les entraîner 5 ans en arrière…

Ainsi donc, au travers d’une histoire qui mélange habilement diverses séries telles que Getter Robot, Mazinger, Gundam, Nadesico, Gear Fighter Dendoh et bien d’autres, SRT-R entraine le joueur à travers un univers dans lequel il pourra guider ses héros favoris vers le dénouement de la sombre machination qui a entrainé une distorsion dans l’histoire…

On reconnaitra Ruri Hoshino à 16 ans (Cf. Nadesico le film)

Akito qui a perdu la plupart de ses sens (ainsi que son épouse) à cause des tests qui o­nt été effectués sur lui

Un gameplay classique

Globalement, le gameplay reste sensiblement identique aux précédents SRT.A savoir, vous déployez des unités sur une carte et vous les dirigez vers un méchant pas beau qu’il vous faut détruire. Chaque phase de combat est bien entendu entrecoupé de scènes de parlotte plus ou moins drôles durant lesquelle les personnages interagissent conformément à leur personalité.

Comme d’habitude, les terrains influenceront vos déplacements et la puissance de vos coups. Il ne vous sera en effet pas possible de donner un coup d’épée laser à une unité aérienne si votre unité ne peut pas voler. De même, si vous cherchez à viser un ennemi dans un champs de débris spatiaux, les dégâts que vous infligerez en souffriront.

Comme dans certains des prédécesseurs de SRT-R, il est également possible de porter des attaques combinées lorsque vos unités sont suffisamment proches les unes des autres. Avant chaque déplacement, vous pouvez également utiliser des seishins, sortes de techniques spéciales qui peuvent être considérées comme étant les magies du jeu, à ceci près qu’elles ne provoqueront aucun dégât à l’ennemi (mis à part le seishin intitulé autodestruction). L’utilisation de ces « sorts » est généralement un élément clef qui peut transformer une défaite en victoire (notamment quand o­n fait face à 2 bosses qui o­nt 50000 HP, qui régénèrent à chaque tour, et qui peuvent vous flinguer une unité par tour).


Concernant la gestion du level-up, vos pilotes progresseront tout au long du jeu à travers l’expérience qu’ils gagneront en abattant leurs adversaires, et de même, avec l’argent gagné lors des missions, vous pourrez upgrader vos robots pour en faire de véritables machines de destruction.


Autrement, le menu reste tout en Japonais sans icones, ce qui le rend relativement difficile à comprendre pour un individu qui ne comprend pas la langue.

Un apperçu de la carte de déplacement

La combinaison la plus chiante à mettre en place...les 5 gundams doivent être côte à côte...

Une bonne qualité graphique et sonore

Similairement à SRTOG, les graphismes sont plutôt réussis pour de la GBA et même si l’animation est peu fluide, le jeu tient debout et o­n peut difficilement en dire du mal. Les chara et mecha designs des unités originales (comprendre crées par Banpresto) est loin d’être moche et celles qui proviennent de séries diverses telles que Gundam, Daitarn 3, ou encore Combattler V sont plutôt bien faites. Concernant les musiques, o­n a droit au niveau GBA habituel avec des remix midi des thèmes de Nadesico, Gear Fighter Dendoh, Mazinger Z et compagnie, le tout en bonne conformité à l’œuvre d’origine.
S’il est vrai que l’on ne peut pas parler d’une grande réussite, Super robot Taisen R reste plus que jouable et à moins d’être un de ces accros aux jeux 3D avec musiques surround 7.1, ce n’est pas ça qui va gâcher le plaisir du jeu.

La technique ultime de l'Excellence Lightning (l'une des 2 formes finales de l'excellence)

Pour information Ruri a 12 ans au moment où Mizuho parle d'elle



AU FINAL...

Qualité visuelle

Une très bonne qualité graphique pour ce jeu de 2002 malgré le fait qu'une grande partie des image proviennent du prédécesseur SRT A.

 13

Qualité sonore

GBA oblige, on fait au mieux...les musiques sont plutôt entrainantes et comme à l'accoutumée, chaque série possède son thème...

 12

Background

Une très bonne histoire qui mélange de façon innatendue plusieurs animes connus.

 16

Interface - Jouabilité

Une interface facile à prendre en main et qui ne change pas beaucoup d'un opus à un autre, preuve que l'on s'y retrouve facilement...

 15

Durée de vie - Rejouabilité

Une très bonne rejouabilité en raison des personnages cachés et des multiples parcours scénaristiques possibles.

 16

Gameplay - Intérêt

Au final, un jeu amusant avec une très bonne histoire. Malgré les limitations graphiques et sonores, le scénario reste assez prenant pour que l'on soit tenté de rester accroché plusieures heures d'une traite à sa GBA.

 16

CONCLUSION

Au final, je recommande ce jeu à tout fan de T-RPG et de robots. La seule chose que l'on regrettera sera l'absence d'une traduction (pour le moment), ce qui retire pas mal d'interêt au jeu.

15/20

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