-- Test de Xenosaga Episode I : Der Will Zur Macht sur Playstation 2 --

Le dernier épisode de la trilogie Xenosaga étant déjà testé ici-bas, je reviens sur le premier volet en espérant trouver le temps de faire un jour la review du plus controversé de la saga: Xenogears.

Fiche technique

Pas de screeshot-titre
disponible
Développeur MonolithSoft
Langue Anglais
Difficulté Moyenne
Genre RPG

On parle de quoi là ?

En 1998 squaresoft entamme un projet plus qu'énorme dont il n'assumera pas les conséquences; si vous voulez tout savoir de ce qui s'est passé je vous invite à aller lire l'historique du jeu fait pour le test de Xenosaga III.

4 ans plus tard Namco prend le relais et offre une partie de son budget à monolithsoft les programmeurs de square en charge sur Xenogears qui se sont arrachés dégoutés des incidents.

C'est ainsi que naquit Xenosaga Episode I, un jeu attendu par les fans avec plus d'effervescence que pour ceux qui attendaient FF XII; on pari?

Manque de pot la vie n'est pas toujours rose et celui qu'on attendait comme le messie ne fut en fait qu'un apôtre; chronique d'un jeu au destin pas ordinaire:

Votre vaisseau, le Elsa

Shion, l'héroïne du jeu...rien à voir avec les fix, celle-là ne fait pas du tout triper.

Scénar m'a tuer

Xenosaga nous bluff tout d'abord par son intro d'environ 8minutes. Riche en évènement, j'y trouve une tonne de références notables par tout bon fan de Xenogears; en effet je démarre le jeu en conquis...peut-être à tord... Après seulement quelques instants de jeu de nouveau une cinématique de 10minutes!! Je me dis énorme le nombre de cinématiques!!!! Vous m'aurez compris, à force de jouer je remarque que le jeu est en fait un film interactif géant; 1 pas, 30min de cinématique, 2 pas, 45min etc...

Le plus gros défaut de Xenosaga I est en fait du à sa plus grande qualité: le scénario. Le jeu est tellement riche en rebondissements qu'il prend toute son ampleur à travers les cinématiques. Après tout avec un peu de recul on se souvient des séances de blabla pas du tout inintéressantes de Xenogears qui pouvaient parfois durer plus d'une demi-heure en bon américain soutenu très chaud pour un marmot de 16 ans à l'époque nul en anglais que je fusse.

Le scénario est véritablement la clé du jeu, le plus chiadé de l'univers vidéoludique, ceux qui vous disent que ce n'est pas vrai n'ont pas fait le jeu ou sont fans de FPS.

Le jeu nous plonge dans un univers space opera à mort où les références douteuses à star wars sont légions... A moins que ce soit le genre qui veuille que l'on fasse le rapprochement.

Nous sommes en possession de Shion Uzuki, sur un vaisseau de la Vector corporation. Nous sommes une scientifique très jeune mais très renommée au passé plutôt tumultueux et sombre que nous ne tarderont pas à découvrir par brides, ou flash-back. A nos cotés, Allen un larbin qui s'avèrera plus qu'efficace dans la suite des évènements. Nous testons le nouveau prototype anti-gnosis, des sortes de monstres, matérialisation du côté obscur de la force ;).

Bien entendu on se fait attaquer et la nécéssité de lancer le prototype plus tôt que prévu se fait sentir; à moins que ce ne soit le prototype lui-même qui se soit lancé pour d'obscures raisons...? Et le scénario est lancé, la monstrueuse suite je vous la laisse.

Quand KOS-MOS se réveille...

...elle pète les plombs

Il a une gueule chelou le jeu non ?

Graphiquement le jeu n'apporte rien à la console, FFX étant sorti bien avant plus grand chose ne peut plus nous bluffer. Malgré tout les couleurs sont bien chatoyantes par moment à la limite du risible mais ont tendance à donner un petit coté irréel au jeu, à mon avis pas si hasardeux que ce que l'on pourrait penser. Toujours est-il que ça reste agréable à regarder, certains décors étant magnifiques, mais on peut les compter sur les doigts d'un mancho.

Là où le jeu pèche surtout, c'est au niveau du charadesign; en effet les persos sont bizares et pas toujours bien proportionnés. Même si ça choque je continu de dire que le design du numéro I est plus intéressant que celui de Xenosaga II, ce côté moins humain donne plus d'ampleur à l'imagination, à la possibilité d'un tel monde; après c'est une question de goûts pas souvent partagés.

Des ptis screens restent comme d'hab le meilleur moyen de se faire plaisir et de juger:

Shion balance la sauce...ou se protège de sa faciale à vous de voir

Les mechas moches de Xenosaga 1

Par contre le travail sur les zics...

La bande son maintenant...MAGNIFIQUE!

Le meilleur travail de Mitsuda. Je ne comprends pas ceux qui s'en sont plainds. A croire que vu que c'était à la mode de critiquer le Xenosaga qui de toutes façons ne pouvait que difficilement faire mieux que Xenogears, il fallait se sentir obligé de tout critiquer.

Ben non l'OST est géniale. Elle commence par un intro bien orchestrée en passant par des reprises d'un grand morceau classique (j'ai zappé le nom ma copine le sait ^^). Elle claque sa mère je dirais même plus, pratiquement aucun faux pas là où Chrono Cross ou Xenogears offraient quelques thèmes ennuyeux à mourir, il n'en va pas de même sur Xenosaga, honni soit qui mal y pense!

Yasunori Mitsuda, encore BRAVO!

KOS-MOS... La classe

"Par le pouvoir du graal ancestrale..."

Et entre les passages scénar y'a quoi?

Les combats de Xenosaga sont ingénieux et accrochent facilement, au premier abord c'est du tout bon. L'interactivité réduite mais présente avec le décor apporte une petite touche d'intérêt en plus,. Si on a le dessus sur l'ennemi visible à l'écran on gagne un tour ou du moins on peut l'éviter.

Les combats sont un peu inspirés du premier Xeno même si je dois admettre qu'ils sont de loin inférieurs. C'est du tour par tour, chaque touche du pad propose un coup particulier qui enchaine sur une technique spéciale selon les coups choisis. Les coups sont nombreux et paramétables dans le menu. A noter que le menu est ultra complet et franchement à la limite du brouillon/compliqué.

Si les combats permettent un rapide enchainement des techniques ils peuvent s'avérer rébarbatifs à force. Ce n'est pas mon avis, j'y ai pris énormément de plaisir; seulement tellement s'en sont plainds que je préfère vous prévenir.


Chaque perso dispose de coups propres et donc sont plus adaptés à certain type d'ennemi.

"Oh Dieu vient moi en aide"

"Que je lui pète sa tronche à cet abruti de gnosis"

KOS-MOS ou Albedo ?

Avant de finir je voudrais rajouter un mot sur les personnages. Il s'agit là de la bande la plus hétérogène imaginable. Ils sont tous bien loin de tout cliché rpgique ou du moins ont inventé la donne actuelle. Ils sont purement humains, poltrons, aguicheurs, nuls, sympathiques etc... Et le mieu c'est qu'ils volent tous la vedette à Shion le censémment perso principal; aussi celui que j'aime le moins soit dit en passant. Si certains sont plus que mystérieux (Chaos), d'autres touchants (MOMO), complètement barrés (Le trio Albedo/Nigredo/Jr+Rubedo), insensibles (KOS-MOS), philosophiques (Ziggy), torturés (Shion) etc...ils ont tous qqchoses de très fort et mon dieu qu'c'est bon d'avoir une équipe comme ça. Ca fait un peu l'effet d'avoir une bombe à retardement scénaristique d'avoir avec nous des persos aussi riches.

Mention spécial au méchant du jeu, à celui qui à lui seul vole tous les rôles:

Ce personnage résume à lui seul le thème du jeu noté dans le titre : "Der Will Zur Macht"; la volonté de puissance, un des titres de bouquins de Nietzsche. A noter que l'épisode 2 nommé "Jenseits von gut und böse", par delà bien et mal, porte aussi le nom d'un bouquin de Nietzsche à l'instar de l'épisode 3 qui portera le nom de "Also Sprach Zarathustran", ainsi parlait Zarathoustra... Et je pense que l'on verra encore une fois le pouquoi de ce choix de ce titre de livre comme pour les deux opus précédents.

KOS-MOS a certaines attaques...

...qui peuvent tout dégommer. Dommage que ça ne se passe que pendant les cinématiques

En résumé ?!

En résumé, il s'agit là d'un bon RPG que l'on peut aussi haïr. Haïr pour sa durée de vie ridicule, environ 25 heures avec quêtes annexes et cinématiques inclusent, haïr pour son manque de jeu, haïr pour son design mais aussi adorer. Adorer par son ambiance, son scénar, sa psychologie, sa philosophie, son humanité.

Des musiques fabuleuses, des graphismes très inégaux, un charadesign à chiasser pour certains mais un putain d'intérêt béton pour fan de la série. Entre le jeu vidéo et le film, entre l'oeuvre gore vidéoludique et l'oeuvre malsaine philosophique, Xenosaga I est décevant mais se sera imposé parmis les oeuvres originales et dérangeantes du genre et moi j'apprécis.

On comprend rien

KOS-MOS toujours elle, dégage un petit quelque-chose de très mystérieux



AU FINAL...

Qualité visuelle

Certains effets sont très beaux. Le jeu dispose de très belles couleurs mais le tout est très inégale.

 12

Qualité sonore

Cette BO est tout simplement magnifique. Elle est et restera la pièce maîtresse du maître Mistuda.

 17

Background

Tout simplement monstrueux. La saga Xeno est la plus riche qui soit niveau scénar mais aussi niveau ambiance et idée religieuses et politiques sous-jacentes.

 18

Interface - Jouabilité

Le jeu est très simple d'accès mais le menu peut paraitre un peu bordélique, surtout pour les casuals RPGamers.

 13

Durée de vie - Rejouabilité

Très délicat à dire. Vous pouvez torcher le jeu en 15h00 montre en main et pousser tout ça aux alentours de 25/30 heures pour tout avoir, au moindre objet bidon qui sert à rien. Donc c'est assez minable. Après, pour avoir fait le jeu 3 fois déjà je peux dire qu'on se régale de le refaire pour sa mise en scène et son scénar délectable mais tellement riche qu'on ne peut en comprendre tous les aspects en une seule fois.

 12

Gameplay - Intérêt

Le jeu n'est pas agréable à jouer...ce n'est même pas vraiment un jeu mais plus un divX interactif qu'autre chose. Mais le fan de Xenogears voudra s'y essayer coûte que coûte. Ceux qui aiment les RPG décalés trouveront ici aussi un pti qqchose de rafraîchissant.

 14

CONCLUSION

Comme dit précédemment j'ai adoré Xenosaga I. Je me rends compte que ça a pu emmerder beaucoup de joueurs surtout les fans de Xenogears car ce jeu est radicalement différent. Si j'ai aimé ce jeu c'est avant tout parce-qu'il rempli les conditions que j'aime du Role Playing Game. C'est-à-dire une histoire sans temps mort. C'est pas Wow là y'a du scénar et on avance pas pour rien. On évolue dans un milieu très riche et complexe en s'en prenant plein la gueule tout le temps. Et puis Sephiroth c'est un hippie face à Albedo !!

14/20

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