-- Test de Xenosaga episode III : Also Sprach Zarathustra sur Playstation 2 --

Enfin la plus ambitieuse saga du monde vidéo ludique touche à sa fin (?!). Tetsuya Takahashi nous aura tenu en haleine jusqu’au bout s’amusant de nos sentiments.
Récit du plus prenant RPG de la Playstation 2.

Fiche technique

Pas de screeshot-titre
disponible
Développeur MonolithSoft
Langue Anglais
Difficulté Moyenne
Genre RPG

Un petit historique

199X, Japon, dans les bureaux de Square-Soft. Un employé, Mr Takahashi Testsuya propose aux directeurs de Square un scénario gigantesque dont l’exploitation en jeu demanderait 6 volumes. Square laisse la possibilité à ce petit homme de réaliser son rêve. Après moult péripéties le jeu voit le jour en 1998. Il s’agira alors du cinquième opus qui d’après les têtes pensantes de Square serait le plus à même à faire apprécier la série, Xenogears est né, un RPG raté…selon son créateur.

2001, Ca va faire plus d’un an que Takahashi a monté sa boite, déçu de Square, épaulé par une grande partie de l’équipe qui avait mis sur pied Xenogears, et par des milliers de fans, MonolithSoft est née et nous pond Xenosaga, ce que l’on croyait être à l’époque l’épisode I que l'on devait retrouver dans Perfect Works, la bible de Xenogears.
Plutôt maladroit le jeu a été très mal accueilli d’une part et adulé par une poignée de fans envoûtés par le style justement (dont moi :D ).

2004, grâce à Namco et au prêt de ses fonds, l’épisode II voit à son tour le jour et connaîtra le privilège de sortir en France et en français dans une version collector ! Relevant le niveau graphique et retouchant le look de ses persos le jeu se fait déjà plus apprécier et marque un grand pas dans la saga.

2006, J’ai enfin eu Xenosaga III dans les mains et je m’en vais vous dire ce que j’en pense…

Ce qui se fait de mieux en matière de graphismes

Souvenez-vous de l'époque de la SATURN. L'AM² nous sortait un excellent jeu de combat 3D très moche, Virtua Fighter; le deuxième opus avait connu la plus impressionnante amélioration graphique que je n'ai jamais vue. Dans la trilogie Xenosaga ce troisième opus occupe la place de Virtua Fighter 2. Les graphismes sont époustouflants o­n passe d'un Xenosaga terne à un Baten Kaitos au meilleur de sa forme. Les décors fourmillent de détails, d'un excellent mariage de couleur et d'une finesse, franchement o­n peut le dire, inégalée sur PS2. Ceux qui rétorqueront Final Fantasy XII prendront en compte, je l'espère, le vide de nombreux décors de ce dernier avant de le proclamer plus joli.
Xenosaga III est ce qui se fait de plus beau sur PS2 en matière de RPG.

Les décors o­nt une touche déïtique; ce n'est pas un hasard ;)

Un exemple des lieux visités

Un gameplay revu à la hausse

Les personnages avaient du mal à se mouvoir dans les anciens opus, ils marchaient comme s'ils avaient un balai mal placé. Ici ils sont très agréables à prendre en main, ils ne sont pas rigides pour un sou. N'importe quel personnage peut prendre le devant en mode exploration; mettez vous KOS-MOS ou Shion et vous verrez le bonheur d'admirer ce déhanché :D
La caméra suit bien nos déplacements, elle est en générale au coeur de l'action que ce soit pendant les phases d'exploration ou pendant les phases de text-box, une nouveauté propre à Xenosaga III. En effet le soft arbore tantôt des cinématiques à l'instar des deux premiers épisodes, dont le nombre a été revue à la hausse, et tantôt des passages typiques RPG où le bouton X est toujours le meilleur pour faire défiler le texte, doublé qui plus est.
Quoi qu'il en soit, l'excellente idée de la part de Monolith est la disponibilité d'un mode Théâtre qui nous laisse revoir les passages text-box et les cinématiques du jeu !

Lors des phases d'exploration o­n pose désormais nous même les pièges qu'on achète en magasin (le retour du magasin quel plaisir) ce qui nous procure un avantage tactique énorme en entrant dans les phases de combats quand bien même o­n est pas trop radin pour dépenser son fric dedans.

Les phases d'exploration peuvent se faire en Gear

Ou à patte !

Un système de combat enfin excellent

Autre innovation typique Xeno III, c'est le système de combat. Xenogears avait son propre style de combat vraiment excellent. Xenosaga premier du nom essayait de s'y rapprocher franchement sans grand succès. Xenosaga II avait retravaillé ce type pour le rendre encore plus inaccessible et donner un côté vraiment lourd aux combats des premières heures de jeux. Xenosaga III tranche totalement avec tout ça. Le système de combat se rapproche de celui d'un RPG plus classique avec le choix de l'action à encourir, attaque, guard, ether, technique, technique qui tue tout sa race, fuite. Avec bien sûr ses petites originalités, les techniques spéciales qui prennent du boost, le boost justement typique Xeno, et les doubles attaques/vengeances aléatoires. Le système d'expérience et d'apprentissage des techniques est lui aussi quelque peu différent d'avant. A la fin des combats les personnages reçoivent des points de technique à répartir selon votre bon vouloir dans une sorte de sphèrier très très DIGITAL DEVIL SAGA ou s'entremêlent techniques et caractéristiques upgradables des persos. L'exp obtenue se trouvant accrue si o­n fini l'opposant avec une technique spéciale.

Les combats en gears qui présentent, surtout pour moi, un véritable calvaire depuis Xenogears o­nt connu une véritable révolution inspirée Xenosaga I.II sur DS. Ainsi o­n retrouve les points d'Anima présents aussi dans le II qui une fois un minimum atteint vous permettent de lancer une technique dévastatrice et une amélioration de vos caractéristiques sur un certain nombre de tours vous permettant un enchaînement plus large de vos techniques de base. En effet les combats se déroulent de la sorte: vous avez un certain nombre de points de technique à répartir selon les armes que vous avez équipées. Plus la technique est puissante plus elle sera gourmande. Ensuite lorsque vos gears tirent la gueule vous pouvez remonter vos HP en utilisant la commande charge qui en plus de vous donner un nombre non négligeable de points de vie assure votre garde pendant un tour. La commande item est enfin disponible en gears; c'est la fête!
Comme si ça ne suffisait pas, vos amis peuvent venir de manière aléatoire à votre aide assenant l'ennemi de leurs attaques les plus brutales.

Le rythme des combats que ce soit en gears ou à patte est désormais terriblement plus rapide rendant certains combats vraiment épiques. Les combats en gears sont devenus mes préférés du genre.
Les ennemis sont sur la carte, à l'accoutumé et c'est à vous de décider de rentrer dans le tas ou de fuir.

Jin Uzuki au front

Toujours Jin mais accompagné de son Gear

Une bande son toujours aussi magnifique

S'il y a bien un point sur lequel je n'ai jamais été déçu, c'est bien sur celui des OST des différents épisodes de cette grande Saga. Xenogears disposé d'une bande son très bonne pour l'heure de la PSX, faite de toute pièce par Yasunori Mitsuda (Chrono Cross, Chrono Trigger, Shadow Hearts...). Sur Xenosaga I le maître se surpasse et crée, à mon goût, la meilleure bande son vidéoludique du marché. En effet celle ci est la plus personnelle de l'auteur et nous plonge dans un classicisme démentiel, rendant ainsi cette BO moins accessible et bien décriée dans le milieu...comme o­n dit chez ouam : « ptain les blaireaux ».
Xenosaga II connait deux facettes musicales. La première bande son du jeu a été faite par Shinji Hosoe; les musiques d'ascenseurs de Xeno II c'est lui ! Le Japon tout entier cri au scandale et c'est Yuki Kajiura qui reprend les rênes, ce qui aboutira aux musiques de cut-scène que l'Amérique et l'Europe connaissent aujourd'hui. Mlle Kajiura est aujourd'hui la compositrice la plus en vogue dans le milieu manga/JV, et son talent peut parfois rendre palpitant des passages totalement vides. Par exemple la série Noir ou .hack sont des séries qui s'écoutent plus qu'elles ne se regardent :D. Elle reprend son boulot sur Xenosaga III est le résultat est...époustouflant ! Commencez le jeu, la première cinématique où o­n voit un petit garçon que l'on connaît bien perdre sa mère est accompagné d'un morceau sublime...ce ne sera que le premier thème d'un double cd vraiment excellent. Le thème de KOS-MOS est vraiment rempli d'émotion et ne vous laissera pas de marbre. Bien sûr les musiques de donjon ne font pas toutes dans le sensationnel mais ne dérangeront aucun joueur si ce n'est celui qui ne supporte que son R'N'B pourri. Toujours est-il que les morceaux sont très bien choisis et accompagnent correctement tous les passages du jeu, renforçant leurs rythmes et les émotions qui en découlent.

A écouter même si vous ne voulez pas faire le jeu.

Un des passages les plus boulversants du jeu

Les combats de Gears en CG font vraiment penser à ZOE

Un scénario époustouflant

Arrivons maintenant au propre d'un Xenosaga : son Histoire avec un grand H.

Ici s'imbriquent des références à Nietzsche (« Par delà bien et mal », « La volonté de puissance », « Ainsi parlait Zarathoustra »), Kant(que puis-je savoir?, que dois-je faire? - édulcoré par Shion, que puis-je espérer? - Shion toujours, et l'esthétique dans la faculté de chacun de juger que l'on retrouve plus inspiré de Nietzsche certes), Dante et Virgile, Wagner (Le capitaine Matthews le cite carrément à la fin de Xeno III), Star Wars (oui oui aussi), la Bible et plein d'autres... C'est un thème à approfondir mais ce n'est plus la question d'une simple chronique :)

Xenogears est connu pour être le jeu du dernier millénaire le plus construit. Xenosaga se devait des suivre les pas de son grand frère. L'épisode III confère au lecteur la fin tant attendu de la saga mais aussi et surtout des explications sur tout le pourquoi du comment ?!
Inutile de garder le suspense plus longtemps, si vous pensiez retrouver toutes les réponses à la fin du troisième opus c'est raté. Déjà il est nécessaire de connaître les jeux parallèles pour tout comprendre (Pied Piper, Xeno I.II) et d'avoir suivi rien que le « Missing Year » qui marque le lien entre Xenosaga II et III. Tout est disponible en français sur le site suivant : http://www.zohar-project.com/ et je ne peux que vous conseiller d'aller y faire un tour.
Ensuite, beaucoup de réponses sont sous-entendues. A vous de relever un passage du jeu qui paraît bénin mais qui en fait illustre une interrogation passée. Et le jeu ne fini pas vraiment car la quête ultime du jeu n'aboutit pas. Ce qui laisse présager une suite, ce qui serait, je l'espère la vraie saga en 6 épisodes. Pour faire simple o­n comprend juste ce que sont les Gnosis et leur rapport avec Shion et qui sont Wilhelm/Chaos/KOS-MOS dans le jeu, ce qui, je vous le promet est déjà énorme.

La composition du scénar en elle même est toujours aussi excellente que dans les deux précédents opus et le rythme est, je le répète vraiment efficace. Il n'est pas rare dans le jeu de se prendre un claque scénaristique monumentale. Prenons en exemple sans spoiler, les histoires des Testaments, la fin du premier DVD, le passage tant attendu où Allen sert enfin à quelque chose (on s'y attendait de toutes façons tous) et bien entendu la fin du jeu avec la mort de...mouhahaha je risque pas de balancer.
Ce qui est décevant malgré tout c'est qu'en 3 épisodes, o­n a bien le temps de griller bons nombres d’éléments du jeu, qui sont les testaments, le passage d’Allen, vraiment immersif mais trivial et d’une facilité consternante etc....

Toujours est-il qu'à l'heure d'aujourd'hui, dans un RPG dit directif, o­n a encore rien fait de plus construit en matière de scénario. Après tout, et c'est un avis personnel, si je veux faire un jeu d'action je prend un Metal Slug, un jeu de combat je prend un KOF, et si je veux faire un RPG il me faut une histoire, le level up à tout va avec des combats chiants au tour par tour c'est pas mon truc.

J'ai trouvé ma saga et mon bonheur sur Playstation 2 !!!.

Un passage fort du jeu illustré par la magnifique KOS-MOS

Exemple d'un passage en Text-Box: le père de Shion du côté de l'ennemi ?!

Des protagonistes toujours plus « grands »

Un bon scénar ne peut que difficilement être accompagné par des protagonistes franchement ringards. Ainsi dans Xenosaga III plus que dans tout autre Xenosaga, la psychologie des personnages et leurs histoires personnelles apportent au jeu sa singularité.
Si je m'en vais à tous les énumérer o­n est pas sorti alors je vais tacher de faire court en ne présentant que certains ennemies et leur rapport avec les héros. Je décrirais les personnages principaux dans ma chronique de Xenosaga I.

Les Testaments et Wilhem

Il existe 4 Testaments qui sont sous la direction de Wilhem, que l'on pourrait comparé à une sorte d'exécutant de la volonté divine, qui dirige le monde comme le ferait dieu le père. Sa psychologie n'est pas vraiment profonde, pour lui il est naturel de contenir un monde dans l'ordre, une sorte de destiné inébranlable. On peut l'apparenter à un état qui aime à diriger le monde, ou plutôt à une personne pas très populaire, Georges W. Bush. Wilhem en est la critique exacte, un personnage que l'on imagine froid voulant foutre son nez partout et tout diriger « pour le bien de l'humanité ».
Les Testaments sont des morts qui o­nt montré pendant leur vie une « Shining Will », une volonté de puissance :) . A leur mort Wilhem les fait revivre, ils disposent alors de pouvoirs phénoménaux.
Le Testament bleu est le chef des Testaments o­n pourrait dire. Il a un fort rapport avec Shion et o­n le retrouvera jusqu'au bout du jeu. Difficile d'en dire plus sans spoiler.
Le Testament blanc trouve son enveloppe à la fin de Xeno II donc ceux qui o­nt fait le jeu grille direct de qui je veux parler. C'est à mon sens le personnage qui aura été le plus réussi de toute la saga en générale.
Le Testament rouge, que l'on retrouvera dans le passé sur Old-Miltia a le bénéfice de m'avoir tout particulièrement étonné. Il s'agit bien entendu de Virgile, pas de spoil de ce côté-ci il a enlevé son masque dans Xeno I. Sa haine envers les realians cache en fait une histoire poignante où Febronia, ce personnage énigmatique, prendra toute son importance. Un passage à découvrir.
Le Testament noir semble bien connu de Ziggy; je ne peux que vous conseiller de lire le Pied Piper et vous saurez tout sur ce dernier. Dans Xenosaga III les apparitions de celui-ci sont tout bonnement jouissives; il prend en quelque-sorte la place d'Albedo et passe pour le nouveau psychopathe de service, j'adore.

U-Tic organization:

La U-Tic est composée de nombreux membres dont l'intérêt n'est pas toujours au rendez-vous. 2 personnages se distinguent Pellegri et Margulis.
Pellegri semble avoir eu une relation avec Jin Uzuki le grand frère de Shion, elle fait office de mega bonasse du jeu. Elle est torturée d'un passé assez sombre.
Margulis, le chef inquisiteur est le personnage critique de la philosophie anti religieuse des créateurs de Xenosaga. Il fait parti de l'Inquisition, n'hésite pas à tuer pour ses saintes convictions et se fera trahir par la foi même qu'il portait à son dieu. Une très belle critique très en vogue ces dernières années qui montre la religion comme le plus gros des mensonges, ce que nous, hommes intelligents, savons.

Dimitri Yuriev et Citrine

Citrine est une URTV comme Jr ou Gaignun, sauf qu'il s’agit d'un modèle féminin, son numéro d'identification est le 668 et son rôle est tout bonnement de contenir et détruire s'il le faut le red dragon – Rubedo alias Jr . Elle est très arrogante et mérite des grosses tartes dans sa gueule.
Dimitri est le fondateur des URTV, c'est un scientifique qui au contact de U-DO a connu la véritable peur. Cette peur l'animera tout au long du jeu et lui permettra de se surpasser pour trouver une solution à son problème. Il est ce qu'on appelle dans notre civilisation actuelle un grand malade.

Je m'arrête là mais gardez bien à l'esprit que ce que je viens d'énoncer n'est pas du tout exhaustif, ce n'est qu'un mini avant goût de la richesse de Xenosaga. J'insiste bien sur le fait qu'il y a une quantité énorme de personnages tous intéressants et qu'il pourrait être très facile de refaire un xenosaga de plusieurs points de vue différents.

Aussi j'ajouterai qu'au niveau charadesign o­n retrouve le maître présent sur Xenogears, et vous pouvez le découvrir par vous même, le résultat est très bon !

Shion enfant et un personnage clé du jeu

Margulis, vénère comme à chaque fois



AU FINAL...

Qualité visuelle

Comme je l'ai précisé ce jeu est l'un des plus beaux RPG de la PS2. Les décors sont superbes et les personnages comme KOS-MOS jouissent d'un design sans anicroche.

 19

Qualité sonore

Une des meilleurs OST que je n'ai jamais entendu dans un jeu du genre. C'est ultra immersif car les zics collent toujours parfaitement à l'ambiance du jeu et confirment la force de certains passages scénaristiques.

 19

Background

20 ouai, c'est trop pas objectif :D Il y a des gens qui n'aiment pas Xenosaga; pour eux je ne peux rien faire mais pour tous les autres ce jeu présente le meilleur scénario de toute l'histoire du jeu-vidéo console depuis Xenogears. L'ambiance est émente; on se prend claque sur claque, si je devais mettre un 18 à un Chrono Cross je ne peux que mettre la note parfaite à Xenosaga III.

 20

Interface - Jouabilité

L'interface du jeu est sympa. Même si le jeu apporte son lot d'originalités par rapport aux précédents opus on a l'impression qu'il a surtout piqué des idées dans d'autres RPG. Le sphérier est gentillet mais le menu un peu bordélique et demande un temps d'adaptation. L'intuitivité n'est pas forcément de mise mais c'est le cas de nombreux RPG console pour "adulte".

 16

Durée de vie - Rejouabilité

La quête principale donne dans les 30h00 ce qui est court pour un RPG mais long pour un Xenosaga. Un fois le jeu terminé vous pourrez débloquer toutes les quêtes annexes en revenant à l'entrée du dernier donjon. Ce que je vois c'est surtout que le scénario est tellement énorme et tellement imbriqué dans tous les sens que refaire le jeu plusieurs fois semble obligatoire pour bien ingérer toutes les finesses de celui-ci. Comme à l'époque pour Xenogears; j'y vois un replay value quasi-infini. Par contre pour les simples joueurs qui jouent pour jouer le jeu peut ne pas représenter le saint graal mais pour les autres ; quel pied !!

 17

Gameplay - Intérêt

Fun: Le jeu n'est pas franchement fun, à certains moment il est même pas drôle du tout. Intérêt: Enorme bien entendu. Mettons de côtés les casuals RPGamers qui se touchent uniquement sur les FF et crachent sur tout le reste. Xenosaga est dérengeant. Son scénario est en générale assez evil, malsain (quoique moins dans l'épisode III) et très critique. Son gameplay a été retravaillé pour devenir une pièce maitresse de MonolithSoft, il faut y jouer jusqu'au boût pour s'en rendre compte.

 19

CONCLUSION

Xenosaga épisode III est ce qui se fait de mieux en matière de RPG sur console à l'heure actuelle. Il a été travaillé afin de pallier à tous les problèmes rencontrés sur les deux anciens opus et il les dépasse largement. Les graphismes sont superbes. Les musiques ne connaissent aucune anicroche. Le système de combat et le gameplay ont été revus à la hausse. Le scénario est époustouflant ! Le seul hic est que si vous n'avez pas fait les deux premiers, le troisième opus pris à part risque de vous paraître très décousu. Je ne conseille pas de le faire sans les autres au risque d'être déçu. J'espère vous avoir convaincu que de manière objective comme subjective ce RPG est très bon qu'on aime ou non les Xenosaga précédents. C'est une valeur sûre qui est venu alimenter la fin de l’année 2006 aux côtés d'un Valkyrie Profile 2, un FFXII, ou un Tales Of The Abyss et je pense honnêtement que celui-ci les supplante. Ne pensez pas que ma note finale est trop élevée, je n'ai rien fait d'aussi bon depuis Shadow Hearts II sur PS2. Si la saga aurait repris avec un épisode travaillé comme celui-ci, aujourd'hui le terme Xenosaga serait l'équivalent d'un Tales of. En toute subjectivité j'ai préféré cet épisode à Xenogears et je suis intimement persuadé que MonolithSoft a réussi à dépasser l'oeuvre maitresse. Merci de donner ses lettres de noblesse à cet excellent RPG.

18/20

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